Israël: La police israélienne recommande l'inculpation de Netanyahu pour corruption

Israël: La police israélienne recommande l'inculpation de Netanyahu pour corruption
0 commentaires, 4 - 12 - 2018, by admin

Cette troisième affaire de corruption qui touche le Premier ministre israélien pourrait le fragiliser... Une troisième affaire de corruption qui pourrait signer la fin de Netanyahu ? La police israélienne a recommandé dimanche l’inculpation du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans une troisième affaire de corruption qui pourrait faire chanceler le chef du gouvernement à la tête d’une majorité fragilisée ces dernières semaines. La police a déjà recommandé l’inculpation de Benjamin Netanyahu dans deux autres affaires de corruption en février. Il a été entendu plus d’une dizaine de fois en tant que suspect ou témoin dans différentes investigations.
Quelle suite ?
Il revient désormais au procureur général de décider d’inculper ou non le Premier ministre et sa femme Sara pour l’acceptation de « pots-de-vin », « fraude » et « abus de confiance ». La police recommande aussi l’inculpation de Mme Netanyahu pour « obstruction » à l’enquête. Le chef du gouvernement a immédiatement rejeté dimanche les conclusions de la police. « Je suis sûr que dans ce cas les autorités compétentes, après avoir examiné la question, parviendront à la même conclusion : qu’il n’y avait rien parce qu’il n’y a rien », a-t-il répondu dans un communiqué. Lors de leur réunion hebdomadaire, les ministres du Likoud (droite), le parti de M. Netanyahu, ont exprimé leur soutien au chef du gouvernement. « Merci beaucoup mais vous devez prendre cela bien plus sérieusement que je ne le fais », leur a-t-il répondu.

Soupçons de corruption
Le couple est soupçonné d’avoir tenté de s’assurer une couverture favorable de la part du site d’informations Walla en contrepartie de faveurs gouvernementales qui pourraient avoir rapporté des centaines de millions de dollars à Bezeq, principal groupe de télécommunications israélien, propriétaire de Walla. Entre 2012 et 2017, le Premier ministre et son entourage sont « intervenus sur le contenu publié par le site d’information 'Walla' et ont cherché à influencer la nomination de personnes » afin de « publier des articles et des photos flatteuses, supprimant le contenu critiquant le Premier ministre et sa famille », a précisé la police dans son communiqué résumant les conclusions de l’enquête.

Sont également mis en cause le principal actionnaire de Bezeq, Shaul Elovitch, et son épouse Iris, soupçonnés d’avoir versé les pots-de-vin, ainsi que leur fils Or, accusé de fraude.
Appel à la démission
Dans l’opposition, le chef des travaillistes Avi Gabbay a appelé Benjamin Netanyahu à démissionner. La dirigeante du parti de gauche Meretz, Tamar Zandberg a estimé sur Twitter qu'« Israël doit organiser des élections maintenant », le Premier ministre étant accusé du « plus grave délit selon la loi israélienne ». Légalement, rien n’oblige Benjamin Netanyahu à démissionner s’il est inculpé, tant qu’il n’a pas été condamné et tous les recours épuisés.

Fragilisé par la démission du ministre de la Défense, le nationaliste Avigdor Lieberman, le 14 novembre et par le retrait de son parti Beiteinou de la coalition, le gouvernement ne dispose plus que d’une majorité d’une voix au Parlement (61 députés sur 120).
Un parfum d’élections anticipées
Mais Benjamin Netanyahu, en passe de battre le record de longévité d’un Premier ministre --il est en poste depuis 2009-- jouit d’une solide popularité, et, surtout, fait face à une opposition qui ne semble pas en mesure de le battre si des élections étaient organisées aujourd’hui. L’échéance est normalement fixée à novembre 2019, mais depuis des mois flotte un parfum d’élections anticipées.

Deux autres affaires de corruption
La police a recommandé l’inculpation du chef du gouvernement dans deux autres affaires de corruption, sa femme Sara étant, elle, en procès pour une affaire de frais de bouche. Les policiers soupçonnent Benjamin Netanyahu et des membres de sa famille, d’avoir reçu pour un million de shekels (285.000 dollars) cigares de luxe, bouteilles de champagne et bijoux de la part de richissimes personnalités, en échange de faveurs financières ou personnelles.

Dans un autre dossier, ils le suspectent d’avoir tenté de conclure avec le propriétaire du Yediot Aharonot un accord pour une couverture plus favorable de la part du plus grand quotidien israélien payant.
AFP

0 Commentaires

Publiez le 1er commentaire pour cet article !

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas mis en ligne. Les champs avec un * sont obligatoires.
ENVOYER