Carnet de route: voilà Faranah la nuit

Carnet de route: voilà Faranah la nuit
0 commentaires, 17 - 3 - 2019, by admin

Par Mohamed Camara
Faranah a connu ses heures de gloire, son âge d’or pendant la première république. Ville natale de l’ancien président, le « tyran » feu Ahmed Sékou Touré, de 1958 en mars 1984, Faranah était un lieu de « pèlerinage », une destination de prédilection pour des dignitaires de tous acabits à la recherche de la grâce du couple Touré. Mais aussi pour des courtisans venus de tous les horizons.
Plus de trois décennies depuis la disparition soudaine et « prématurée » du « Syli », cette ville située sur les rives du mythique fleuve Niger, à cheval entre la savane guinéenne et la Guinée Forestière, est plus que jamais l’ombre d’elle-même. Confrontée aux mêmes difficultés que les autres villes de province. Des difficultés comme le manque criard de courant électrique alors que Alpha Condé est bruyamment proclamé par ses inconditionnels comme le « champion de l’électrification en Afrique ».
Entre des routes défoncées et dégradées par des nids de poules indignes d’une ville natale d’un ancien président, de la république de la trempe de Sékou Touré, Faranah baigne dans le noir aussitôt la nuit tombée. A moins qu’il y’ait le clair de lune. Des petits points luminueux dans un océan de ténèbres.
La ville entière reste plongée dans un black out qui prouve que la Guinée a encore du chemin à faire dans le cadre de son ambitieux projet énergétique. Dommage !

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