Recrutement dans l'armée: " nous sommes un danger", préviennent les anciennes recrues de Kissidougou

Recrutement dans l'armée:
0 commentaires, 19 - 3 - 2019, by admin

Par Gaston Lamah à N' Zérékoré
Depuis l’annonce du recrutement dans l’armée, les anciennes recrues de Kissidougou n’ont pas tardé de réagir à Nzérékoré. Ces jeunes qui ont déjà bénéficié de la formation militaire depuis 2009, demandent leur intégration dans l’armée.
Selon nos informations, ces jeunes ont suivi toute la formation militaire avant d’être dispersés par un contingent militaire. ‘’Après Kaléya, nous sommes venus à Kissidougou et nous étions au nombre de 1669 personnes. Ils nous ont dit là que tout ce qu’on a fait à Kaléya était zéro. Il fallait reprendre les choses. C’est ainsi qu’on nous a soumis à un test. Après ce test, ils ont éliminé 303. Nous autres nous avions suivies la formation durant deux ans. Moi qui vous parle comme ça je peux démonter et remonter le PMAK même avec les yeux bandés. Et je peux tirer 100%. Tout ce qui est formation militaire, nous avons fait’’, explique Pierre Soropogui.
Dans les années passées, une mission serait venue de Conakry pour matriculer certains fanfares de Nzérékoré au nom des recrus de Kissidougou, témoigne Pascal Haba, porte-parole régional des recrus de Kissidougou à Nzérékoré.
« Une mission était venue de Conakry, ils ont pris les fanfares ici au camp qu’ils ont amené au centre de Labé. Quand ils les ont donné des matricules, ils sont allé dire au président que les recrus de Kissidougou ont été matriculé», dit-il.
Si plusieurs personnes disent qu’il n’y avait que des forestiers dans ce centre, ces jeunes démentent cette version. A les entendre toutes les ethnies étaient représentées dans ce camp.
« Toutes les ethnies étaient présentes. Les peulhs, il y a même S Condé qui a eu la chance actuellement il est à la garde présidentielle mais il était à Kissidougou avec nous. Alors que c’est un malinké », confie cet autre. Ils n’ont pas manqué de noter leurs collègues qui avaient été orientés dans les autres centres tel que Kankan ou Kindia ont tous été matriculés sauf ceux de Kissidougou.
Ces jeunes lancent aujourd’hui un message au gouvernement pour leur engagement dans l’armée pendant ce recrutement.
« Nous représentons un danger pour le peuple de Guinée. Puisque formé un militaire et le laisser à l’abandon, ce n’est pas bien. Nous sommes au nombre de 1669 et nous sommes en contact, nous nous communiquons. Il y a beaucoup parmi nous qui étaient des élèves, ils ont abandonné leur études pour la formation, d’autres des hommes de métiers. Nous n’avions appris que l’arme. En plus l’Etat a beaucoup dépensé derrière nous. Au lieu de faire un autre recrutement, c’est un plaidoyer de notre part ils n’ont qu’à commencer par nous», lance Pierre Soropogui.

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