35e anniversaire de la mort du tyran Sékou Touré

35e anniversaire de la mort du tyran Sékou Touré
0 commentaires, 26 - 3 - 2019, by admin

Par Idrissa Touré
26 mars 1984 - 26 mars 2019. Il y a tout juste trente cinq longues années, le premier président guinéen, Ahmed Sékou Touré, quittait ce bas monde pour rejoindre le royaume de l' éternel. Le monde du silence. C'est une crise cardiaque qui emporte le guide de la révolution dans un hôpital de " Cleaveland" aux Etats-Unis d' Amérique suite à son évacuation d'urgence dans ce grand pays occidental.
35 ans après sa disparition brutale, et soudaine, l' ombre de celui qui libéra la Guinée du joug colonial plane toujours sur le pays. En cause : l'homme du 28 septembre, venu en libérateur, allant même jusqu' à défier le plus illustre des français, le général De Gaulle, le 25 août 1958 à Conakry, se mue brutalement avec férocité, pour de nombreux observateurs, en tyran qui dirigea le pays, durant son long règne, d'une main de fer.
Le père de l'indépendance de notre pays, considéré à juste titre comme héros et tyran, annonc les couleurs du " Goulag guinéen " à la faveur de la grève des enseignants de 1969. C'est là que " le sauveur " commence à mâter dans le sang les Guinéens. Avec la dernière énergie. Sans pitié.


Les années suivantes sont un cauchemar pour les Guinéens. Au lendemain de la fameuse " révolution culturelle, multiforme et globale", révolution suivie par " l' agression portugaise de 1970", Ahmed Sékou Touré et ses affidés crient, hurlent au complot.
Durant ces années de plomb, des millions de guinéens sont froidement assassinés sans aucune forme de procès. Et des millions d'autres sont contraints de prendre le chemin de l'exil. La Guinée devient une propre jungle pour ses enfants.
Outre des pendaisons d'innocentes personnes aux quatre coins du pays, le guide de la révolution fait transformer le Camp Boiro en un véritable Camp de la terreur et de la mort. Plus de cinquante milles personnes auraient disparu dans ce sinistre geôle de la révolution. Parmi les victimes, un certain Diallo Telly, premier secrétaire général de l' Organisation de l' Unité Africaine. Actuelle Union Africaine.
Il fallut attendre 1977 pour que le masque terrifiant du président Sékou Touré tombe. Jusque là " invulnérable", les femmes du marché " M'Balia", très révoltées alors contre la police économique, marchent sur le Palais de la présidence

. Mis en difficulté, " l'enfant terrible de Faranah" ne se fait pas prer pour se plier aux exigences des vendeuses en colère. Survoltées. Sékou Touré est démystifié. Le " Syli" prend peur. Il recule devant une gent féminine prête à en découdre avec ce tyran aux mains tâchées de sang. Du sang des innocents.







Après la tempête qui ébranle la présidence, nombreuses manifestantes sont humiliées ,sur ordre de Sékou Touré, par la milice, dans les rues de Conakry en guise de représailles du fait qu'elles aient eu l'audace de tenir tête au président despote.
Comme tout chose a une fin, le système de celui qui pretend être descendant de l' Almamy Samory Touré s' effondre sur lui -même le 26 mars 1984. Le pays se libère. les Guinéens célèbrent, da,ns la joie, la mort subite du tyran qui a terrorisé le pays durant 26 ans.

Même si le président Sékou Touré n'a pas pillé les deniers publics durant ses 26 ans de pouvoir sans partage, l'homme est accusé par de nombreux observateurs d'avoir décimé l'intelligentsia guinéenne. Sous son règne les cadres les plus brillants dans tous les domaines ont été purement et simplement exécutés au nom de la révolution.











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