Affaire nouvelle constitution: " il ne m’appartient pas de trancher ou de choisir à la place des Guinéens", se défend Alpha Condé

Affaire nouvelle constitution:
0 commentaires, 5 - 9 - 2019, by admin

Par Hamballi
Le discours du chef de l'Etat était très attendu. Alpha Condé était également attendu au tournant, notamment en ce qui concerne sa position sur le dossier chaud de l'actualité nationale: le projet de mise en place d'une nouvelle constitution censée offrir un 3e, voire un 4e mandat à " l'ancien opposant historique".
L
e président de la république s'est finalement adressé à ses compatriotes mercredi soir. Dans un discours au ton réconciliateur, apaisé, le chef de l'Etat a un peu dévoilé sa position au sujet de la mise en place d'une nouvelle constitution via un référendum.
Si Alpha Condé garde plus ou moins le suspens, entretient un flou artistique sur ce qu'il entend faire de sa longue carrière politique au delà de 2020, il a tout de même affirmé, dans son discours, que le dernier mot revient au peuple souverain de Guinée. En clair, le pensionnaire de Sékhoutouréyah n'est pas du tout contre la mise en place d'une nouvelle constitution qui pourrait lui permettre, en toute légalité, de poursuivre son aventure à la tête de l'exécutif guinéen.
" Je comprends le débat en cours dans le pays sur tous les sujets de préoccupation y compris la Constitution. Mais, comme je l’ai indiqué auparavant, il ne m’appartient pas de trancher ou de choisir à la place des Guinéens", déclare le président de la république.
Dans son discours retransmis en direct par la télévision nationale, Alpha Condé explique son silence par sa volonté de laisser le peuple de Guinée faire librement son choix sur l'affaire de la nouvelle constitution.
" Avant toute prise de position personnelle, j’ai le devoir d’écouter tout le monde", précise le patron de l'exécutif guinéen.
Prudent, Alpha Condé déclare avoir joué la carte de la démocratie en confiant une nouvelle mission au premier ministre. Celle de rencontrer les forces vives de la nation, dont les partis politiques de l'opposition radicale, afin d'en discuter autour de la table.
" J’instruis le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, d’initier des consultations avec les institutions de la République, les partis politiques, les syndicats, les organisations de la société civile pour recueillir les avis des uns et des autres dans un échange ouvert sur les différentes questions pour que le débat porte sur les arguments et les recommandations. Tout sujet peut être discuté dans une démocratie", conclut le chef de l'Etat.
Comme pour dire que, sauf coup de théâtre, Alpha Condé pourrait tenter sa chance pour prolonger, le plus longtemps possible, son séjour à la tête de Sékhoutouréyah.

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