Niger: plus de 70 morts dans une attaque jihadiste visant un camp militaire

Niger: plus de 70 morts dans une attaque jihadiste visant un camp militaire
0 commentaires, 12 - 12 - 2019, by admin

L’armée nigérienne a subi ses plus lourdes pertes depuis qu’elle est confrontée au défi jihadiste, lorsque le camp d’Inates, dans l’Ouest, près de la frontière avec le Mali, a été attaqué mardi.
« Malheureusement, on déplore le bilan suivant: 71 militaires tués, 12 blessés, des portés disparus, et un nombre important de terroristes neutralisés», selon un communiqué du ministère de la Défense, lu à la télévision nationale.
« Les combats », qui ont duré trois heures, ont été « d’une rare violence combinant des tirs d’artillerie et l’emploi de véhicules kamikaze par l’ennemi », a ajouté le ministère, estimant le nombre de « terroristes lourdement armés » à « plusieurs centaines ».
L’ampleur des pertes subies a été ressentie jusqu’au sommet de l’Etat alors que le président français Emmanuel Macron doit accueillir samedi ses homologues du Sahel pour « reclarifier le cadre et les conditions politiques » de l’intervention militaire française dans la région. Cette attaque est la plus meurtrière depuis le début de l’offensive jihadiste au Niger, en 2015.

« Le président de la République, chef suprême des armées, Issoufou Mahamadou, a interrompu sa participation à la Conférence sur la paix durable, la sécurité et le développement en Afrique qui se tient en Égypte, pour rentrer à Niamey suite au drame survenu à #Inates », a indiqué la présidence sur twitter.

État d’urgence
Mardi, le conseil des ministres avait prorogé pour une période de trois mois l’état d’urgence décrété depuis 2017 dans plusieurs départements pour lutter contre les attaques jihadistes. Cette mesure accorde des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité sur les théâtres des opérations, dont celui d’ordonner des perquisitions de nuit comme de jour dans un domicile. En outre, elle limite les déplacements dans les espaces concernés.
Le nord de la région de Tahoua et la région voisine de Tillabéri sont la cible d’attaques de plus en plus fréquentes, menées par des jihadistes venus du Mali proche. Depuis octobre, il est formellement interdit aux organisations humanitaires de se rendre dans certaines zones sans escorte militaire.
Les jihadistes multiplient les actions meurtrières au Sahel – en particulier au Mali, au Niger et au Burkina –, en dépit de la présence des militaires français de la force antiterroriste Barkhane.
La Voix du Nord

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