Affaire UDIR : à présent la parole à Dramane Diawara (Lettre Ouverte)

Affaire UDIR : à présent la parole à Dramane Diawara (Lettre Ouverte)
0 commentaires, 10 - 2 - 2020, by admin

Bonjour mon cher Mohamed Lamine Yattara,
Je me permets de vous répondre car, il faut le reconnaître, malgré votre perception quelque peu déformante de la réalité du problème , votre bonne foi me parait sans doute évidente. Je vais tenter de vous clarifier quelques points, successivement, suivant la segmentation de votre texte :
1 – sur le cas de l’auteur de cet incident malheureux , je n’ai rien à rajouter hormis un rappel. Ce que l’opinion nationale ignore, c’est que le concerné n’en est pas à son premier coup. Entre 2017 et 2018, il avait été désigné par mon mouvement politique (Osons pour la Guinée) pour qu’il nous trouve un agrément de parti politique. Un premier montant de 400 USD avait été déboursé. Jusqu’au moment où je rédige ce texte, nous n’avions obtenu ni le montant, ni les résultats de sa démarche. Il disait avoir engagé un avocat je ne sais comment et pourquoi. J’expliquerai les épisodes de ce détail, au besoin, au moment opportun, en présence de témoins oculaires;
2- dans la seconde partie de votre raisonnement, je pense que vous sombrez dans les exégèses indigestes d’une partie de l’opinion ( mes détracteurs ) visiblement gênée par la rigueur intellectuelle que je m’impose. Je n’ai pas à répondre de ce que mes détracteurs pourraient penser de moi. Aucune chance pour eux de m’étaler sur le terrain d’analyse primaire et dans leurs débats d’entre-soi fortement teintés d’intersubjectivité. Une chose reste claire, à toute tentative de m’infantiliser, à toute volonté de niveler le débat vers le bas, je répondrai par une élégance intellectuelle supérieure. Cela dit, j’en suis conscient, nul n’a la science infuse. Ceux qui m’ont côtoyé en dehors de la sphère virtuelle ne perçoivent pas la réalité avec des lunettes déformantes. Je n’étais pas informé au moment de la signature du contrat entre le plagiaire et mon camarade Bouya. Le plagiaire était supposé appartenir à mon mouvement (ce qu’il a nié devant Bouya Kona) auquel il devrait faire un compte rendu. Il m’a consulté de concevoir bénévolement un programme de société sur deux volets qui sont l’éducation et la culture.
Ce que je n’ai pas pu faire à temps car privé d’ordinateur à l’époque. Je dis aujourd’hui bien heureusement au regard de son pouvoir de nuisance ! Le plagiaire a tenté de m’exploiter bénévolement sans dire mot de la transaction opérée. Il a quand même eu le sacré culot de me dire que c’est lui-même qui a pris l’initiative de recruter des experts et qu’il finance lui-même ces spécialistes. Je conviens avec vous que les documents livrés par le cabinet fantôme CSK sont dignes d’un torchon et que cela seul aurait suffit à résilier le contrat si j’en étais acteur;
3- sur l’attitude de Bouya Kona, je crois qu’il est la plus grande victime dans cette histoire. Un programme de société réaliste se construit avec des spécialistes, des experts dans divers domaines. Il est dommage que les programmes de société en Guinée ne soient qu’un assemblage de belles phrases le plus souvent plagiées. C’est par souci de technicité et de concrétude que Bouya a confié ce travail au plagiaire qui ne s’était pas révélé jusque-là. Ce dernier lui avait dit qu’il travaillait avec des experts dont des rwandais (lorsqu’on sait que le Rwanda est un exemple en Afrique ! ).
Par excès de confiance, Bouya a ouvert les structures du parti au faussaire qui, de facto, devint contractant (UDIR) et cocontractant ( le cabinet fantôme CSK). Il est facile d’apprécier la morale d’un cadre de parti qui se fait payer pour concevoir le programme de société de son parti.
« Le linge sale se lave en famille », ai-je entendu dire. C’est au nom de cette fausse vérité que toutes les délinquances sociales et sociétales sont camouflées. Une gangrène ne se camoufle pas, elle s’ampute pour sauver le reste du corps. Comment serait-il possible de combattre la corruption dans notre pays si nous laissons passer un tel comportement crapuleux ? Voilà la question qui devrait tarauder vos esprits que de chercher à profiter de la moindre occasion pour charger la jeunesse dans le seul but de maintenir des privilèges illégaux et abusifs contre le bonheur de notre peuple. Cela fait quasiment trois mois que les cadres du parti tentaient de soigner le mal à l’interne. Tout a été fait fait mais l’individu n’a jamais respecté ses engagements et a continué dans son attitude à défier le parti.
A l’UDIR, nous avons toujours dit que la démocratie se cultive dans les partis . La bonne gouvernance aussi se cultive dans les partis politiques. Notre parti politique est, pour nous autres, une instance de socialisation à la bonne gouvernance et à la démocratie. Tout le monde est libre de diffuser ou de commenter la fausse rumeur à sa guise. J’ai beaucoup à dire, je préfère clore ici vu les nécessités de l’enquête judiciaire . Le temps est le meilleur juge de l’histoire et de ses protagonistes. Le vent de l’histoire est irréversible et ce que nous vivons dans notre parti à l’instant n’est rien par rapport aux difficultés auxquelles nous ferons face.
Dans l’espoir d’avoir pu clarifier quelques points flous de votre exposé, je vous prie de croire en l’expression de ma modestie et surtout en la détermination de l’UDIR de traduire ses nobles idéaux en actes visibles.
Très cordialement,
Dramane Diawara (DD), chargé de communication digitale de l’UDIR

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