Selon des scientifiques, le coronavirus se transmettrait également en parlant

Selon des scientifiques, le coronavirus se transmettrait également en parlant
0 commentaires, 5 - 4 - 2020, by admin

Si cette hypothèse est avérée, le port de masques ou de foulards pourrait aider à freiner les contagions.
Les scientifiques du gouvernement américain estiment que le nouveau coronavirus est sans doute transmis par les gens lorsqu’ils parlent et respirent.
L’administration de Donald Trump s’apprête à changer ses consignes officielles pour inciter, mais sans doute pas obliger, la population à se couvrir le visage en public, avec des masques artisanaux, des foulards ou des bandanas, afin de réserver les masques médicaux aux soignants, pénurie oblige.
Jusqu’à présent, les autorités sanitaires aux Etats-Unis ou en France, ainsi que l’Organisation mondiale de la santé, arguaient que le masque n’était pas nécessaire pour les personnes saines, sauf si elles étaient au contact de malades.
Une explication à la haute contagiosité

Depuis plusieurs jours, une volte-face se prépare. En France, l’Académie de médecine a recommandé vendredi le port obligatoire du masque, comme une « addition logique aux mesures barrières ».
Et aux Etats-Unis, vendredi, le directeur de l’Institut des maladies infectieuses, Anthony Fauci, membre du groupe de travail de la Maison Blanche sur le coronavirus qui dit passer une heure par jour avec le président Trump, a évoqué sur Fox News des informations indiquant que « le virus peut en réalité se transmettre quand les gens ne font que parler, plutôt que seulement lorsqu’ils éternuent ou toussent ».
La transmission par voie aérienne fournirait une explication longtemps recherchée à la haute contagiosité apparente du virus, puisqu’il apparaît que les personnes infectées mais sans symptômes, qui représentent peut-être le quart de tous les gens infectés, sont responsables d’une grande partie des contagions, à leur insu.
Plusieurs études
Quelles sont les preuves scientifiques? Il y en a peu, mais elles convergent. Les Académies américaines des sciences ont cité dans une lettre à destination de la Maison Blanche mercredi quatre études faisant pencher la balance en faveur d’une transmission du virus via l’air expiré par les gens (les « aérosols » dans le jargon scientifique), et non plus seulement par les gouttelettes et postillons projetés lors d’un éternuement directement sur le visage d’autres personnes ou sur des surfaces (où le virus peut survivre des heures voire des jours, selon le type de surface).
Si le virus est effectivement présent dans la respiration, on ignore si cela représente quantitativement une voie importante de transmission.
Dans une étude, des chercheurs de l’université du Nebraska ont retrouvé des portions du code génétique du virus (ARN) dans l’air de chambres où étaient isolés des patients, tandis que des chercheurs à Wuhan ont prélevé des échantillons d’air dans diverses pièces d’hôpitaux et découvert des concentrations élevées du nouveau coronavirus.
AFP

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