Ce que Papa Koly pense de l'exil sans fin de son " grand frère", Dadis Camara

Ce que Papa Koly pense de l'exil sans fin de son
0 commentaires, 27 - 6 - 2020, by admin

Par Hamballi
Les partisans de l'ancien leader de la junte nourrissaient l'espoir de revoir leur champion fouler le sol de ses ancêtres en juin 2020. Juin 2020 parce que le ministère de la justice avait pris l'engagement d'organiser le procès tant attendu sur les massacres du 28 septembre à Conakry en ce mois de juin. Hélas !
Les pro-Dadis, qui n'ont plus que leurs yeux pour pleurer, sont condamnés à s'armer davantage de patience. Dans la mesure où, sauf coup de théâtre, le retour de l'enfant de Koulé n'est pas pour demain. Son exil semble avoir de beaux jours devant lui sur les terres arides du Faso où l'ancien chef de la junte vit, reclus, depuis janvier 2020, dans une luxueuse villa du très huppé quartier de Ouaga 2000, le quartier qui abrite le Palais Kossyam.
Interrogé par Nouvelledeguinee.com sur les raisons du maintien en exil de l'ancien chef de la junte militaire qui s'est emparée du pouvoir au lendemain de la mort de feu général Lansana Conté, Papa Koly Kourouma, proche parent du capitaine Dadis, n'a pas grand chose à dire.
" Je ne sais pas", avoue, sans commentaires, l'ancien inamovible ministre de l'environnement et du développement durable du gouvernement Komara. A la question de savoir à quand le retour au bercail de l'ancien chef du Conseil National pour la Démocratie et le Développement, le ministre d'Etat, ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement s'en tient à la fatalité.
" Un jour, il fera jour", se résigne Papa Koly Kourouma qui appelle Dadis " grand frère".
Le 28 septembre 2009, les forces de défense et de sécurité et des militaires avaient battu, poignardé et tué par balles des opposants au régime militaire, rassemblés dans le plus grand stade de Conakry pour réclamer que le président autoproclamé depuis décembre 2008, Moussa Dadis Camara, ne se présente pas à la prochaine élection présidentielle.
Une Commission d’enquête internationale nommée par l’ONU a établi en décembre 2009 que l’attaque « a fait au moins 156 morts et disparus, dont un certain nombre de femmes décédées des suites de violentes agressions sexuelles », a rappelé le Haut-Commissariat dans un communiqué.
La Commission a également conclu que ce massacre constitue un « crime contre l’humanité », et a conclu à la responsabilité pénale individuelle du bouillant capitaine Moussa Dadis Camara.

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