Drame de Womé, assassinat de Oury Diallo de l' UFDG : " il faut que l' Etat existe, parce qu'on n'en a plus", réagit Lansana Kouyaté

Drame de Womé, assassinat de Oury Diallo de l' UFDG :
0 commentaires, 19 - 9 - 2014, by admin

Par Mamadou Saliou Diallo En partance pour l' Empire du Milieu ( Chine ndlr ), le président du PEDN a tenu à réagir à l'insécurité galopante qui sévit en Guinée. Au micro de nouvelledeguinee.com, Lansana Kouyaté a dénoncé la recrudescence de l' insécurité en Guinée. L'ancien patron du gouvernement de large consensus accuse l' Etat de ne pas jouer son rôle pour assurer la sécurité de ses populations. Nous vous proposons en exclusivité la réaction de Lansana Kouyaté sur le drame de Woméy à N' Zérékoré et sur l'assassinat du président de la section motard de l' UFDG. " Je commencerai tout d'abord par présenter mes condoléances les plus attristées aux parents d' Amadou Oury Diallo de l' UFDG et à ceux des victimes du drame de Womé. Cette insécurité a commencé il y'a un peu longtemps. Il faut reconnaître qu'on est mal entré dans cette ère. Parce que, depuis qu'on y est, c'est l'insécurité. Elle devient plus inquiétante maintenant. Elle devient plus galopante. D'ailleurs, elle est liée, parfois, à des phénomènes de banditisme. Mais, liée aussi à ce qui apparaît aujourd'hui comme étant une psychose devant une épidémie qui est déjà connue pour être, non seulement, tueuse d'Homme. Mais, tueuse des bonnes relations entre les sociétés. Je l'ai toujours dit, ce qui est arrivé aujourd'hui à Womey, à 25 km de N' Zérékoré, et selon les rapports que nous avons reçu, est absolument inquiétant. Ceux qui viennent pour éduquer la population, pour leur faire comprendre que ce n'est pas une fatalité, il faut, peut être, prendre des mesures et essayer de protéger le mieux. En fait, ils venaient pour des conseils. S'ils ont été accueillis ainsi, et si on en a tué parmi eux - c'est la majorité qui a été tuée- si cela est arrivé, c'est parce que déjà, il y'a la psychose que tous ceux qui rentrent dans une localité sont porteurs du virus et sont capables de contaminer. Voilà ce que je disais, il n' y a pas longtemps, que les conséquences de cette maladie vont au delà de ce que l'on croit. Parce que, ça détruit les relations humaines. Et, il n' y a pas longtemps encore, un jeune boulanger a été tué. Il est membre de l' UFDG. C'est pénible, qu'à la fleur de l'âge - je ne sais pas les raisons qui ont emmené ce second cas de mort, semble-t-il, c'est en dehors de la ville de Conakry. Quoi qu'il en soit, il faut que l' Etat fasse attention. Il faut que l' Etat soit présent. Il faut que l' Etat existe parce qu'on en a plus. On n'en a plus. Une des taches régaliennes de l' Etat, c'est d'assurer la sécurité de ses habitants. Je ne souligne pas avec véhémence dans l'émotion de ces morts au delà de ce que s'est dans la réalité. L'insécurité peut exister un peu partout dans le monde. Mais, là où les Etats respectent la déontologie administrative, politique, sociale d'un pays, d'une nation, il y'a moins de criminalité et de banditisme. Mais, on est comme dans le vide. Où il faut agir au cas par cas. Quand il y'a un meurtre ici, on déploie rapidement, non pas la police souvent, mais l'armée. C'est comme si l'on disait : l'opération a réussi, mais le malade est mort. Il faut que notre Etat soit responsable. Et que cette responsabilité rime avec l'esprit de justice; d'équité. Et que les populations sentent que c'est un Etat juste, un Etat équitable, c'est un Etat qui travaille pour le bonheur du peuple. Ce sont les populations mêmes qui vont aider les forces de l' ordre à maintenir la cohésion et la discipline dans la cité".

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