L'opposition peut elle compter sur la "communauté internationale" pour se faire entendre ?

 L'opposition peut elle compter sur la
0 commentaires, 17 - 4 - 2015, by admin

Par Mamadou Saliou Diallo " La France appelle les autorités guinéennes et l’opposition à éviter par tout moyen d’avoir recours la violence". Cet appel est celui du Ministère Français des Affaires Etrangères. Un appel consécutif à la dernière manifestation de l'opposition qui a fait un mort et plusieurs blessés par balles réelles. Comme Paris, les principaux pays ( riches pour la plupart ) qui parlent au nom de la fameuse " communauté internationale" prétendent suivre de près l'évolution de la situation en Guinée, surtout depuis que la CENI a dévoilé le calendrier électoral, décidant d'aller d'abord à la présidentielle aux dépens des élections communales, initialement prévues en mars 2014. Vrai ou faux ? A quoi les opposants, qui contestent la décision de la CENI, peuvent ils attendre de ce qui se fait appeler " communauté internationale" ? Pas à grand chose. C'est du moins ce que soutient le chef de file du Parti de l' Espoir pour le Développement National. " Ce n’est pas que la communauté internationale ne prend pas au sérieux. Non. J’ai vécu dans cette communauté internationale, sous beaucoup de facettes avec les Nations Unies, avec la CEDEAO, avec la Francophonie, avec l’Union Africaine, avec l’OUA à laquelle j’ai participé à trente ou quarante pour cent même réunions et sommets. Donc la communauté internationale agit autrement. Consciente du fait qu’il y a une limite entre la responsabilité internationale et le respect de la souveraineté des Etats, ça pose problème. On n’a pas encore franchi ce pas. Mais ne souhaitons pas que la communauté internationale arrive", a expliqué Lansana Kouyaté. En clair, tant qu'il n ' y a pas un bain de sang, faudrait pas compter sur ce qui se fait appeler " Communauté Internationale". En parlant de " pas" non franchi encore en Guinée, le leader du PEDN fait allusion à un violent conflit. Eclairage de Lansana Kouyaté : " Elle ( Communauté Internationale ) n'arrive que quand il y a du sang versé, quand il y a trop de sang versé. Il y a des pays où il y a eu du sang versé mais tant que ça n’a pas atteint une certaine limite, la communauté internationale n’intervient que de façon diplomatique qui n’est pas connue de tous. La communauté internationale est émue par qui ?" " La communauté internationale, ajoute Kouyaté, sait que c’est légitime. Je suis en train de vous parler de l’ « Inside » de la communauté internationale. Ils savent que ce qui se passe en Guinée est anormal. Mais c’est une communauté internationale qui ne peut être sur tous les fronts à la fois. En Afrique de l’Ouest, vous oubliez ce qui se passe au Mali. Vous oubliez ce qui se passe au Nigeria et par extension au Cameroun, au Tchad même". La Guinée d' Alpha Condé s'enlise dans une interminable crise depuis l'avènement de la troisième République. Le torchon brûle en permanence entre l'aile dure de l'opposition et l'administration Condé. Le pays est à cran depuis que la CENI a décidé d'organiser la présidentielle le 11 octobre prochain, avant les élections locales, initialement prévues en mars 2014. La dernière manifestation de l'opposition, contre cette décision, s'est soldée, le 13 avril dernier, par un mort et des blessés par balles réelles, selon une source médicale.

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