Election de Condé en 2010: Tibou Kamara défend Konaté, enfonce la CENI et les autres Institutions de la transition

Election de Condé en 2010: Tibou Kamara défend Konaté, enfonce la CENI et les autres Institutions de la transition
0 commentaires, 25 - 5 - 2015, by admin

Par Mamadou Saliou Diallo













L'ancien président de la transition, le général Konaté, a-t-il été neutre à la présidentielle de 2010? A-t-il soutenu discrètement Alpha Condé afin de lui céder sa place ? A-t-il pesé de tout son poids dans la balance en faveur du candidat du RPG ?

Selon l'ancienne tête pensante et ancienne plume du général Sékouba Konaté, l'ancien président de la transition a joué franc jeu. Tibou Kamara s'inscrit en faux contre les accusations qui visent le général Konaté, mettant en cause sa neutralité pendant la transition qu'il a dirigée en 2010 tant bien que mal.

Interpellé sur ce sujet,, dimanche, dans une émission d' une radio électronique basée à Bruxelles en Belgique, l'ancien ministre d' Etat secrétaire général à la présidence a pointé un doigt accusateur sur la faiblesse, les ratés et la partialité de la Commission Nationale Électorale Indépendante, qui ont permis, selon lui, à Alpha Condé de s'emparer de " Sékhoutouréyah".
Nouvelledeguinee.com vous propose, en intégralité, la version des faits de Tibou Kamara.

" Je serai tenté de dire, à la limite, que chacun est libre d'avoir ses choix, de défendre ses convictions et d'avoir ses penchants. A la limite, c'est naturel et compréhensible. Du moment que l'opinion personnelle, la préférence personnelle n'empiètent pas sur le fonctionnement régulier des Institutions ou n'affectent pas le processus électoral au point de pouvoir en modifier les résultats. Je pense, à la limite, que c'est acceptable, tolérable et c'est humain.

Or, en ma connaissance, quelque que soit la position qui a pu être celle du général Konaté ou de n'importe quel autre acteur de la transition, à partir du moment où les positions étaient claires et la répartition des rôles, également claires.... Puisque, n'oubliez pas, comme je le rappelle souvent, au niveau de la transition, il n' y avait pas une source unique de décisions, il y'avait la présidence de la transition qui était incarnée par Sékouba Konaté, vous aviez le CNT ( Conseil National de la Transition ndlr ) qui, au départ, était un organe consultatif, mais qui s'est mué, par la suite, à un organe législatif, et puis, vous aviez la CENI qui était en place avant que la transition ne soit enclenchée dont les membres sont issus des différents corps qui les ont désignés et dont le président était issu de la société civile, a été élu, selon un processus démocratique et, je le rappelle, avant que la transition ne soit mise en place.

Par exemple, même si le général Konaté avait un choix, ou il avait une préférence, je ne vois pas dans le processus qui était un processus inclusif, partagé avec d'autres acteurs qui pouvaient avoir aussi leurs opinions et leurs préférences, comment il était possible d'imposer cette volonté à l'ensemble des acteurs et les amener à modifier les résultats des élections.

Comme je l'ai dit, peut être que l'histoire nous le dira... Pour le moment, c'est ce qui est important pour notre pays, ce sont les difficultés d'aujourd'hui et la préoccupation que nous avons pour notre avenir.

Donc, je pense, une fois de plus, qu'il faut se battre pour l'indépendance des Institutions dans notre pays, notamment celle en charge de l'organisation des élections... C'est ce qui explique, d'ailleurs, aujourd'hui, toute la bataille rangée autour de la CENI dont on a compris qu'elle est la cheville ouvrière du processus électoral, donc, celle capable d'influencer les résultats si elle a un parti pris.

Donc, il faut faire en sorte, que ce soit le général Sékouba Konaté, que ce soit un autre, quelque que soit ses choix, qu'il n'ait pas la possibilité pour changer les résultats issus des suffrages universels.

C'est pourquoi, j'insiste que nous nous battions pour des Institutions indépendantes avec des hommes intègres (... ) Donc, c'est moins la question des hommes que la question des Institutions. Et, ensuite, celle des hommes intègres, capables de ne pas céder aux pressions pour remplir leur mission.

Battons nous pour que dans notre pays, que ce soit aujourd'hui ou à l'avenir, quelque soit le choix, que ce soit le choix du président, le choix d'un ministre ou de n'importe quel autre responsable public du pays, qu'il n'y ait pas la possibilité de peser sur le processus électoral. Et, de faire en sorte que les résultats ne reflètent justement des choix personnels (... )".

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