Dadis pourra - t-il rentrer en Guinée cette année ?

Dadis pourra - t-il  rentrer en Guinée cette année ?
0 commentaires, 14 - 1 - 2016, by admin

Par Mohamed Camara, à Conakry
Sauf coup de théâtre ou des raisons purement " politiques", l'ancien leader du Conseil National pour la Démocratie et le Développement pourrait bien rentrer à Conakry, d'ici à la fin de cette année 2016. Objectif: se présenter à la barre pour s'expliquer sur les massacres du 28 septembre, survenus, vers la fin de son règne éphémère, au stade éponyme. Il fait figure de présumé responsable numéro1 ipso facto.
A en croire le garde des sceaux, Cheikh Sacko, le procès tant attendu sur cette épineuse affaire devrait s'ouvrir cette année. Il en a fait l'annonce, mercredi soir, au cours d'un point de presse à Conakry. Seule fausse note: la date de ce qui pourrait être le procès du " siècle" en Guinée est encore inconue. Le garde des sceaux le confirme: " dans des procès de ce genre, on ne peut pas donner des dates précises" avance-t-il, avec prudence, devant les journalistes.
Le lundi 28 septembre 2009, Conakry et le reste du pays basculent dans une tragédie qui soulève une indignation internationale. Des hommes, habillés d'uniformes militaires, armés comme des porcs épiques, prennent d'assaut le principal stade du pays, à Conakry, théâtre d'une manifestation " pacifique" de l'opposition qui exige le départ du leader de la junte militaire, le capitaine Moussa Dadis Camara.
Ils ouvrent le feu sur les manifestants, tirent sur tout ce qui bouge. Le bilan est lourd: près de 200 morts et des femmes violées en plein midi et à ciel ouvert. Des massacres qui placent aussitôt le capitaine Dadis Camara sour le feu nourri des critiques. Moins de trois plus-tard, soit le 03 décembre 2009, il essuie des tirs de Toumba. La conséquence directe des événements tragiques survenus au stade.
Grièvement blessé, l'homme du 22 décembre est évacué d'urgence sur Rabat, au Maroc, pour des soins intensifs. La tentative d'attentat perpetrée par le soldat, Toumba Diakité, autre suspect de taille dans cette affaire, en cavale depuis, aura raison du règne mouvementé et théâtral de l'enfant de Koulé.
Depuis sa chute sanglante, il vit en exil au Burkina Faso. Interdit de rentrer en Guinée. Mais, si le ministre Sako tient parole, cet exil pourrait prendre fin dans moins de 12 mois.

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