La prostitution prend de l'ampleur à Conakry

La prostitution prend de l'ampleur à Conakry
0 commentaires, 16 - 11 - 2016, by admin

Par Minkael Barry, à Conakry

Le commerce du sexe ou la prostitution prend une proportion importante à Conakry. Elle inquiète aujourd’hui des ONG de la santé, des femmes ou pour enfants.

Le quartier Kipé est l’une des communes de Ratoma où le commerce du sexe est plus connu des guinéens. Pour rencontrer des prostituées, il suffit d’y faire un tour, aux environs de 21 h. Des jeunes femmes, dont l’âge varie entre 15 et 38 ans, errent à la recherche de clients.

Actuellement, ce sont des lanceuses de foulards. Elles sont à l’affût, près de bars et courent vers les taxis ou les voitures personnelles qui s’arrêtent sur la ligne du Centre Emetteur- Aéroport. « On dit quoi ? Je suis prête pour vous satisfaire. On peut aller ? Beau gars vient goûter », sont entre autres des douces paroles lancées aux potentiels clients ou les passants sur cette trajectoire.

Quand la clientèle se fait rare, il y a une stratégie nouvelle qu’elle exploite. Il s’agit du jet de foulard qui départage les prostitués face au client. Elles lancent leurs foulards. Et là, le client n’a pas le choix. Il doit se contenter de celle qui aura réussi à le toucher en premier grâce à son foulard. Dans le cas contraire, il risque de provoquer un bras de fer entre la « favorite » et celle dont le foulard a touché le premier.

Cette méthode d’approche de la clientèle s’est déportée aussi à Lambanyi, en haute banlieue de Conakry où l’on rencontre également au niveau de ce quartier chic des filles de joie parfois très agressives.

Celles-ci n’hésitent pas à insulter la femme, qui a le malheur de passer dans leur périmètre alors qu’elles attendent depuis longtemps sans avoir reçu un seul client pour la soirée.

Pour Maciré S., le commerce de sexe est une belle affaire à Conakry. « Il y a des risques mais c’est une belle affaire. C’est avec cette activité que je parviens à aider ma mère est mes petites sœurs. Notre père est décédé suite à un accident de circulation entre Conakry-Boké. Et nous n’avons pas eu accès à sa pension. Aujourd’hui, j’aide ma mère et mes trois sœurs qui sont à l’école où je paye pour eux. Seulement, moi je n’accepterai jamais un homme sans l’usage du préservatif. Et je ne vais pas dans un autre quartier si ce n’est pas les hôtels de Kipé. A moins que je connais l’intéressé, sinon je ne bouge pas, » explique-t-elle avec sérénité.

Puis elle précise : « Si ça marche, dé fois je peux rentrer avec 200. 000 GNF, dé fois 100.0000, par fois aussi rien, » dit-elle.

In leverificateur

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