Que va devenir Barack Obama après la Maison-Blanche ?

 Que va devenir Barack Obama après la Maison-Blanche ?
0 commentaires, 11 - 1 - 2017, by admin

Après huit ans à la tête des Etats-Unis, Barack Obama va laisser sa place à Donald Trump. Que va-t-il devenir ? Le mystère demeure, même si "l'Obs" a quelques idées en tête...
"Il n'y a rien de plus pitoyable dans la vie qu'un ancien président." La formule prêtée à John Quincy Adams, président des Etats-Unis entre 1825 et 1829 s'appliquera-t-elle à Barack Obama ?
Après huit années passées à la Maison-Blanche, le plus cool des présidents américains prononcera un discours d'adieu, ce mardi 10 janvier, avant de céder sa place à Donald Trump, investi le 20 janvier prochain. Une question demeure : que va faire Barack Obama après avoir quitté la présidence ?
"Je vais dormir pendant deux semaines"
Barack Obama, 55 ans, a déjà plaisanté sur sa "future carrière" lors de l'émission de Stephen Colbert, durant un faux entretien d'embauche et d'une inspection de son CV.
Interrogé à plusieurs reprises ces derniers mois, le bientôt ex-44e président dit avant tout rêver de... vacances.
"Je ne me suis pas projeté sur 10 ans [...] Mais je sais ce que je ferai juste après l'investiture du prochain président : je serai quelque part sur une plage à boire dans une noix de coco", répond-il dans une interview à la plateforme Tumblr, en 2014. Il précise sa pensée, en octobre dernier, au magazine "Time" :
"Je vais dormir pendant deux semaines et puis j'emmènerai Michelle pour de très belles vacances."
Et pour la suite ? Mystère... Le Former Presidents Act garantit, depuis 1958, à tous les anciens présidents un revenu annuel d'environ 200.000 euros, ainsi qu'une série d'avantages (bureau, équipe, protection, etc.) afin de leur assurer une confortable retraite.
Il reste néanmoins difficile d'imaginer Barack Obama à la retraite à 55 ans, et Michelle à 52 ans...
Si bien que nombreux sont ceux qui réfléchissent à l'avenir professionnel du président sortant. Jusqu'au fondateur et PDG de la plateforme de streaming de musique Spotify, qui lui a proposé de rejoindre son équipe en tant que "président des playlists".
Un poste taillé pour Barack Obama qui, en plus de proposer déjà ses playlists, a "de bonnes relations avec de nombreux artistes et musiciens", comme l'illustre son amitié avec le rappeur Kendrick Lamar.
Comme Daniel Ek de Spotify, d'autres pistes sont envisageables pour la reconversion professionnelle de Barack Obama :
Avant d'être élu au Sénat, Barack Obama est diplômé d'un Bachelor of Arts en sciences politiques, spécialité relations internationales à l'université Columbia de New York. Il a ensuite étudié à l'école de droit de Harvard à Cambridge, pour devenir avocat en droit civil. En parallèle, entre 1992 à 2004, il devient enseignant en droit constitutionnel à l'université de Chicago.
Envisage-t-il de retourner à l'enseignement ? Pourquoi pas.
"Intellectuellement, j'adore le droit et j'aime enseigner", a-t-il confié au "New Yorker" en 2014. "Les salles de classe et les échanges avec les étudiants me manquent."
Il a aussi évoqué à plusieurs reprises sa volonté de travailler avec les jeunes issus des minorités dans les quartiers défavorisés, ayant un fort taux d'échec scolaire, de chômage et d'incarcération. En somme, ses premiers amours, puisque Barack Obama a été " organisateur communautaire" lors de ses années de fac, travaillant notamment à la "reconstruction des communautés dévastées par la fermeture des usines d'acier" de Chicago.
Barack Obama s'est affiché à de nombreuses reprises comme joueur et fan de basketball. Il s'est ainsi illustré sur les terrains avant chaque élection, sorte de rituel de décompression dans l'attente des résultats.
Il a également officié comme entraîneur bénévole de l'équipe de basket de sa fille Sasha. Et, plus récemment, il a rendu un vibrant hommage à Michael Jordan, légende de son équipe fétiche, les Chicago Bulls.
Et si l'avenir de Barack Obama était sur les terrains de basket ? L'hypothèse est glissée par le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, cité par le "Washington Post". L'ex-président aurait ainsi "discuté" de l'éventualité de devenir propriétaire d'un club de NBA, la ligue de basket nord-américaine.
Mais quelle équipe ? Ses chouchous des Chicago Bulls, ou les Wizards de Washington, géographiquement plus proches ?
Dès sa première campagne présidentielle, Barack Obama a su s'entourer de spécialistes du net et des réseaux sociaux, forgeant le respect de toute la communauté "tech". Et ses deux mandats successifs ont confirmé l'amour de la Silicon Valley pour ce président "geek" et fan de SF.
Au point de se dessiner un avenir professionnel ? Pourquoi pas. Dans une interview à Bloomberg, il a déclaré que s'il "n'avait pas fait de la politique", il serait probablement en train de monter une start-up, ou d'investir dans plusieurs d'entre elles :
"La capacité de lancer mes campagnes présidentielles - et de constituer des équipes capable de marketer des idées - je crois que c'est ce même type de compétences que que j'aimerais exercer que dans le secteur privé. [...] Les discussions que j'ai avec la Silicon Valley et avec les capital-risqueurs rassemblent mes intérêts dans la science et l'organisation d'une manière que je trouve vraiment satisfaisante."
Plus classique, le président sortant devrait imiter ses prédécesseurs avec la rédaction de ses mémoires. Une activité qui s'annonce déjà lucrative. Bill Clinton avait reçu une avance record de 15 millions de dollars pour son livre "My Life", publié en 2004.
Selon le "New York Times", plusieurs maisons d'édition sont déjà sur les rangs, proposant des contrats entre 20 et 45 millions de dollars au couple Obama.
"Il est possible que le livre [de Michelle Obama] se vende même mieux que celui de son mari", pointe la journaliste Kate Andersen Brower, auteure de "First Women", à France 24. "J'ai entendu dire qu'elle était déjà en train de travailler dessus."
Autre possibilité, bien connue des Clinton : donner des conférences. Les propositions devraient ainsi rapidement pleuvoir pour que le bientôt ex-président partage son expérience.
Pour telle conférence, Barack Obama pourrait percevoir des chèques à six chiffres. "Bill Clinton demandait 250.000 dollars par soirée", rappelle Burton Kaufman, historien et auteur de "The Post Presidency", à France 24.
Au total, le couple Clinton aurait engrangé près de 25 millions dollars pour une centaine de discours rémunérés.
Sur le modèle de Bill Clinton mais aussi de Jimmy Carter, Barack Obama pourrait aussi monter sa propre fondation. François Clemenceau, journaliste au "Journal du Dimanche" et spécialiste de la politique américaine, en est persuadé :
"Il va installer sa fondation Obama à Chicago, un espace mémoriel et d'activités", affirme-t-il à Europe 1. "On lui a reproché de ne pas être suffisamment le président des noirs. Son idée à lui est de revenir vers cette communauté."
L'occasion de développer un programme d'entraide baptisé "keep your brother", où des jeunes feraient de la médiation auprès d'autres jeunes dans des quartiers sensibles.
Sur France 24, Burton Kaufman, auteur de "The Post Presidency", indique qu'il a même pour projet de construire un "Obama Presidential Center" dans le sud de Chicago. "Ils ont déjà le site, ils ont choisi les architectes", précise-t-il.
Financé par la Fondation Barack Obama, ce centre doit abriter un musée et une bibliothèque, et doit ouvrir vers 2020-2021. On en sait toutefois peu sur la finalité de la Fondation Obama.
Pour Burton Kaufman, il est très probable que le couple Obama se consacre à des projets locaux : "Je ne le vois pas, comme l'ont fait Carter ou Clinton, lever des millions de dollars pour éliminer une maladie en Afrique. Son truc, c'est plutôt d’aider les communautés à s’organiser."
In L'OBS

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