Le silence coupable de Cheikh Sako sur les événements tragiques de janvier-février 2007

Le silence coupable de Cheikh Sako sur les événements tragiques de janvier-février 2007
0 commentaires, 23 - 1 - 2017, by admin

Par Mamadou Saliou Diallo
Début 2007: une grève générale, illimitée, aux allures d'insurrection, secoue dangereusement le régime de feu général Lansana Conté. Sous la houlette de l'Inter-Centrale Syndicale, pilotée par feu Ibrahima Fofana, et Rabiatou Serah Diallo, les Guinéens se lèvent comme un seul homme afin d'exiger le départ du président Lansana Conté, au pouvoir depuis avril 1984.
Le 22 janvier 2007 est un tournant dans ce mouvement de révolte contre le pouvoir en place. Ce jour là, les Guinéens manifestent aux quatre coins du pays. Et le pouvoir reprime dans le sang. Le bilan est lourd: plusieurs dizaines de morts. Et des blessés. A Conakry, des militaires, gendarmes et policiers massacrent des civils qui comptaient marcher sur la présidence de la république. Au niveau du tristement célèbre pont du 08 novembre, porte d'entrée à Kaloum, c'est le carnage. L'horreur. Les forces de défense et de sécurité tirent à balles réelles sur une foule compacte, une marrée humaine venue de la haute banlieue de Conakry.
Dix longues années se sont déjà écoulées depuis ces événements tragiques. Toujours, pas de justice. L'actuel garde des sceaux n'en parle pas. Jamais. Cheikh Sako brille par un silence assourdissant, voire coupable sur cette tragique affaire qui avait provoqué une vague d'indignation et de condamnation à travers le monde. Sako, dont l'action n'est pas le fort, brille plutôt par les effets d'annonce que des actes concrets dans le cadre de lutte contre l'impunité qui sévit en Guinée depuis une éternité.


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