Qualification du Horoya AC: le journaliste, Amadou Diouldé Diallo, félicite Antonio Souaré et dézingue des cadres corrompus comme le DAF du ministère des Sports

Qualification du Horoya AC: le journaliste, Amadou Diouldé Diallo, félicite Antonio Souaré et dézingue des cadres corrompus comme le DAF du ministère des Sports
0 commentaires, 17 - 4 - 2017, by admin

Par Amadou Diouldé Diallo à Casablanca ( Maroc )
Sept ans qu'il laboure le champ sans en tirer une graine. Ni pour la consommation, ni pour l'exportation. Beaucoup à sa place auraient renoncé, capitulé, abandonné pour se consacrer aux tâches faciles, rentables et génératrices de revenus immédiats. Mais, Antonio Souaré n'est pas de cette étoffe, encore moins de cette veine et de ce bois.
Il est têtu dans ses engagements, amoureusement tyrannique dans ses convictions. Il est d'une patience deroutante et d'une générosité hors du commun. Sept ans qu'il dépense sans compter, balayant d'un revers de main les échecs et avançant courageusement vers les objectifs majeurs qu'il s'est fixés en prenant les destinées du Horoya Athletic Club de Conakry.
L'investissement financier, matériel et humain est titanesque, pharaonique sur une durée comme la traversée de l'océan et ses vagues ondulées, incontrôlables et insaisissables... Ces dures épreuves d'une dramatique, insoutenable comme cet arbitre Egyptien, partial, scabreux et honteux qui, dans la fournaise de Tanger, a triché flagramment le Horoya AC à qui DIEU a rendu justice.
Et voilà les portes des quarts de finale de la Coupe de la CAF qui s'ouvrent grandement pour les Rouge-Blancs de Matam. L'exploit récompense les gigantesques efforts de l'enfant de Wondima qui n'a pas pu retenir ses larmes. Larmes de joie et de bonheur pour cette première moisson obtenue après sept longues années de dur labeur.
Cette brillante qualification est le début d'un retour sur investissement que Antonio Souaré ne cherche pas à récupérer financièrement, mais à en faire la fondation sur laquelle va être bâti l'édifice du football guinéen dans son ensemble, pour valoriser son indice et le faire occuper la place qui était la sienne sur l'échiquier africain et international.
Cela est d'autant vrai que Antonio Souaré est aussi le président de la FEGUIFOOT et met, de ce
fait, tous ses fruits dans la même corbeille. En attendant le tirage au sort à l'issue duquel le Horoya AC va connaître ses adversaires pour continuer l'aventure, il faut entretenir cette ambiance et cette euphorie jubilatoire dans et autour de l'équipe, revigorée par cette formidable prouesse, grâce à un mental de gagneur même dans des situations honteusement rocambolesques comme celle de Tanger, samedi dernier.
Nous n'avons eu cesse de le dire et nous le réaffirmons haut et fort aujourd'hui encore, Antonio Souaré est le révolutionnaire de notre football. Ce dernier respire par ses poumons.
Le seul regret est qu'il ne soit pas venu plus-tôt afin de faire engranger de grandes victoires au pays, éternel abonné présent au football. Mieux vaut tard que jamais. Il est là Antonio Souaré, aux commandes du bateau, présent au pays et à l'extérieur, là où se prennent les décisions, à la CAF et à la FIFA, respecté par ses dirigeants pour ses qualités de serviteur dévoué et désintéressé du football et grand bâtisseur de ses infrastructures.
Cette crédibilité et cette considération ne s'achètent pas par des louvoiements et des bassesses caricaturales des démons, mangeurs de l'argent du football, Antonio Souaré les a conquises par le mérite exceptionnel de la légion d'honneur à laquelle il appartient dont les membres, peu nombreux, ont leurs noms inscrits au fronton de la légendaire bâtisse du cuir rond.
Il n'est donc pas exagéré de dire que l'enfant de Wondima est une chance pour la Guinée. Mais, pour la saisir, il est urgent et impératif que le mode de fonctionnement et de relation avec le Ministère des Sports soit revu pour ne pas dire abandonné.
C'est-à-dire: faire comme les autres en domiciliant dans les comptes de la Fédération, tout l'argent que l'Etat met à la disposition du football, sans aucune interférence de la tutelle dont le rôle consistera à vérifier l'exécution des dépenses effectuées par la fédération au prorata des montants alloués.
Cette rupture est indispensable et aura l'avantage de permettre à l'Etat d'avoir une meilleure lisibilité et une bonne tracabilite des dépenses colossales faites en faveur du football. Mais qui, malheureusement, atterrissent dans les poches d'un petit clan au Ministère des Sports en complicité avec un autre tapis à la FEGUIFOOT.
Antonio Souaré devra sacrifier son extrême humilité, sa gentillesse et sa générosité à l'autel de la rigueur et de la fermeté pour casser la baraque de ses réseaux mafieux qui mangent dans le creux de la main du football depuis des décennies maintenant, en se rappelant quil a un mandat populaire et, qu'avec la popularité, mais surtout la sensibilité du football, il peut être exposé et livrer à la vindicte populaire.
L'adage dit que "ce n'est pas au petit du caïman qu'on peut apprendre à nager". Ce n'est pas à Antonio Souaré, un PDG confirmé de plusieurs sociétés et entreprises, qu'on peut apprendre à gérer. Plusieurs cadres du Ministère des Sports vivent de l'argent du football. Preuve: son DAF. Un certain DABO. En plus d'un immeuble qu'il serait entrain de faire construire à Conakry, se serait acheté deux pavillons à Paris et à Bruxelles.
Lors de tous les déplacements des équipes nationales, il gère les fonds en présence des membres de la FEGUIFOOT, pourtant reconnus propriétaires de toutes les manifestations de leur discipline, réduits à la mendicité , de torchon et de faire valoir.
Le préalable de la gestion entière de l'argent alloué par l'Etat au football par la Fédération ne doit pas être négocié d'autant plus que la FIFA va désormais procéder à l'inspection de toutes les sources d'approvisionnement du football ( Etat, sponsors et tout autre contribuable), ainsi que les ressources générées. Les détournements feront l'objet de poursuites judiciaires et de radiation à vie des coupables, du monde du football.
Face à tous ces dangers et tous ces périls, Antonio Souaré n'a que deux solutions : gérer lui-même. Et par conséquent, répondre de sa gestion, ou alors démissionner de la présidence de la Fédération Guinéenne de Football et s'occuper uniquement de son Horoya AC que lui seul est parvenu à faire entrer dans la cour des grands.
Comme le dit l'adage: "le peuple t'applaudit aujourd'hui et il t'immole demain". C'est valable en football aussi.
Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

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