Massacres du 28 septembre: le général Konaté conforté dans sa position par l'ONU

Massacres du 28 septembre: le général Konaté conforté dans sa position par l'ONU
0 commentaires, 21 - 4 - 2017, by admin

C'est un coup de massue pour le très bavard et versatile garde des sceaux, grand adepte du verbiage. Selon nos confrères de l'hebdomadaire " Le Populaire", parue en début de semaine, l'Organisation des Nations Unies s'aligne sur la position de l'ancien président de la transition, le général Sékouba Konaté qui plaide avec toute son énergie pour le transfèrement de l'épineux dossier des massacres du 28 Septembre à la Cour Pénale Internationale.
" C ’est un gros pavé que l’ONU vient de jeter dans la mare de l’ex-CNDD. Alors que le débat sur les responsabilités des ténors de l’ex-junte militaire fait rage depuis la sortie médiatique du Général Konaté, les Nations Unies viennent, dans un rapport, de mettre en lumière les rôles des acteurs-clés (civils et militaires) dans le pogrom perpétré en septembre 2009, au stade de Conakry. Le rapport a été remis au Secrétariat Général des Nations Unies, en décembre 2009, soit 3 mois après le massacre", écrivent nos confrères du " Le Populaire".
" (…) La Commission conclut qu’il existe des motifs raisonnables de présumer, en relation avec les événements du 28 septembre 2009 et des jours suivants, une responsabilité pénale individuelle des personnes suivantes: a) le Président, capitaine Moussa Dadis Camara ; b) le lieutenant Aboubacar Chérif Diakité (dit Toumba), aide de camp du Président et chef de sa garde rapprochée; c) le commandant Moussa Tiégboro Camara, Ministre chargé des services spéciaux, de lutte anti-drogue et du grand banditisme.(…)", ajoute " Le Populaire".
L'ONU n'est pas la seule à s'aligner sur la position de l'ancienne bête noire des rebelles au Libéria, en Sierra-Léone et en Guinée Forestière. Le leader de l'opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, est sur la même longueur d'ondes que l'ancienne figure de proue du CNDD, puis de la transition en 2010. Le président de l'UFDG se dit favorable aussi au transferement du dossier du 28 septembre devant le Tribunal Penal International, aux Pays-Bas.
En 2014, l'ancien président de la transition ( ici sur la photo avec ses gardes du corps ) s'est rendu par deux fois au siège de la Cour Pénale Internationale. Sur place, le redoutable chef militaire Guinéen a eu des entretiens avec la procureure de la CPI, la Gambienne Fatou Bensouda, et avec le président de la CPI.
A la Haye, le " Tigre" avait mis à la disposition de la CPI des renseignements clés au sujet des tueries survenues le lundi 28 septembre 2009 au stade éponyme de Conakry. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l'ancien président de la transition dit haut et fort qu'il est prêt à répondre devant la CPI pour s'expliquer et donner sa version des faits. Un engagement étrange quand on sait combien de fois Fatou Bensouda et sa juridiction font figure d'épouvantail pour les " criminels" qui écument l'Afrique.
A suivre!
Nouvelledeguinee.com




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