Inauguration du Pont de KAAKA : le journaliste, Amadou Diouldé Diallo, content, pour la première fois, de Alpha Condé

Inauguration du Pont de KAAKA : le journaliste, Amadou Diouldé Diallo, content, pour la première fois, de Alpha Condé
0 commentaires, 15 - 6 - 2017, by admin

Par Amadou Diouldé Diallo à Liège ( Belgique )
C'est avec beaucoup de bonheur que j'ai suivi en direct et en intégralité, grâce à la magie des réseaux sociaux, le discours que vient de tenir le président à Coyah, à l'occasion de l'inauguration du pont de KAAKA. Tant par les propos tenus que par la gestuelle utilisée, Alpha Condé m'a séduit au point que mon esprit est allé à la recherche du bois mort dans la forêt de souvenirs de ses rencontres parfumées sous le baobab ou le fromager sacrés, parfois dans la clarté et la splendeur du clair de lune de nos villages.
Fils de cette Guinée de l'hinterland, je me suis toujours nourri de sa sève, à telle enseigne que mes prises de position sont référentielles de ces valeurs cardinales qui fondent notre vraie existence, enrichie de la modernité fruit des contacts civilisationnels. Aujourd'hui à Coyah, Alpha Condé était ce chef du village qui communiquait avec ses administrés dans un langage simple, accessible, alternant le français et le soussou, dans une très bonne humeur, chahutant les préfets et madame la gouverneure de Kindia, faisant du " Sanakouya" en s'attaquant publiquement aux Traoré dont les femmes lui ont offert du manioc, alors qu'elles se nourrissent de patates.
Condé et fier de l'être, Alpha "Djibamin" a répondu sans hésiter qu'il ne mange pas leur manioc, et que d'ailleurs, lui il a grandi en France. Il l'a dit de façon très humoristique comme Lansana Conté le faisait avec les Camara et les Diallo.
C'est moins le contenu des messages véhiculés ou des promesses tenues qui m'ont marqué. Mais, cette belle façon de les exprimer dans un décor magnifique et des populations attentives et détendues comme l'était Alpha Condé lui-même. C'est un grand acquis, cette façon de descendre sur terre, de communiquer dans cette littérature populaire dont la richesse et les différents versants en font un outil précieux d'échanges, d'acceptation et d'intégration dynamique des différentes composantes de la nation.
C'est à mes yeux, au regard de notre histoire commune fondée sur nos diversités acceptées, le meilleur outil de communication capable de toucher et de sensibiliser les Guinéens sur leur vie de tous les jours. Peut être qu'il fallait ce nouveau pont suspendu de KAAKA, oeuvre du génie japonais, pour que Alpha Condé soit celui que j'ai toujours souhaité qu'il soit: un président de proximité avec son peuple, parlant sa langue, portant son habit devant lui, mais en l'ayant profondément ancré dans son coeur, et usant de cette longue et pénible marche vers le bien être et la prospérité, non pas du fouet ou des injures pour le faire avancer, mais de ces réfrigérants: l'humour; le " Sanakouya", les contes, les légendes, les récits, les épopées, les mythes, les fables, bref tous les propulseurs et catalyseurs des nobles idéaux et actions de notre fière Guinée débout et qui ne courbera jamais l'échine.
Mention spéciale, tresses couronnées et trophée d'excellence à ce Alpha Condé d'aujourd'hui à Coyah. Je me suis reconnu en lui et cela m'a fait un immense bonheur et une grande fierté d'être Guinéen.
Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

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