Lansana Kouyaté est il prêt à faire la " paix des braves" avec Cellou Dalein Diallo?

 Lansana Kouyaté est il prêt à faire la
0 commentaires, 10 - 8 - 2017, by admin

Par Mamadou Saliou Diallo
Un froid polaire gèle leur relation personnelle depuis plusieurs mois. Qu'à cela ne tienne. Le leader du Parti de l'Espoir pour le Développement National n'exclut pas d'enterrer la hache de guerre avec son collègue de l'Union des Forces Démocratiques de Guinée, Cellou Dalein Diallo.
Alors que l'opposition, au bord de l'implosion, est plus divisée que jamais entre pro et anti-Alpha Condé, Lansana Kouyaté, toujours constant et fidèle à sa ligne politique, dit que son parti n'est pas verrouillé, encore moins hermétique. L'ancien diplomate déclare être prêt à se rapprocher du président de l'UFDG à condition évidemment, insiste-t-il, que Cellou Dalein Diallo revoie sa stratégie et joue pleinement son rôle d'opposant pour l'intérêt supérieur des populations guinéennes. Dans la résistance, l'endurance et la persévérance.

" Le PEDN est positif. Le PEDN étant positif, tout ce qui concourt à consolider l'opposition, c'est ce que le PEDN veut. Mais, ça ne peut se faire que sur la constance. C'est parce qu'on est constant qu'on ne veut pas être déstabilisé dans cette constance ni par le pouvoir, ni par les opposants qui font des va - et - vient", précise, à nouvelledeguinee.com, l'ancien sous-secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies.
Soucieux d'unifier une opposition où chaque parti vole de ses propres ailes face à un animal politique aussi redoutable que stratège, en l'occurrence Alpha Condé, Lansana Kouyaté rappelle que Cellou Dalein Diallo n'avait pas du tout besoin de l'officialisation de son " statut" naturel de chef de file de l'opposition par " Sékhoutouréyah". Le leader du PEDN soutient que l'opposition, dans son ensemble, avait prêté allégeance, d'elle même, au président de l'UFDG dont le siège abritait toutes les grandes réunions des adversaires de Alpha Condé. Kouyaté reproche à Cellou Dalein d'avoir prêté le flanc à cause du statut de chef de file de l'opposition qu'il disposait déjà, indépendamment du régime de Conakry.
" En France ici, y'a-t-il un chef de file de l'opposition? Il y'a dans les consciences. Dès que vous êtes majoritaires à l'Assemblée, ça c'est automatique. L'opposition a prouvé que le président de l'UFDG était le chef de file parce que les 90 % de réunions de l'opposition se tenaient dans le siège de l'UFDG. Pourquoi on va accepter d'aller la bas si ce n'est pas une reconnaissance tacite de ce rôle qu'il joue à l'Assemblée ? Pourquoi passer par une loi? C'est du tropicalisme. C'est du tropicalisme politique", s'insurge l'auteur du " Du Brasier Somalien à la Chaleur Onusienne".
" Je crois que les grandes démocraties de ce monde ne sont jamais allées jusqu'à créer une loi pour désigner un chef de file de l'opposition. Mais, il est important que les opposants le reconnaissent. Et on l'a reconnu. Artifice parce que c'est cette histoire de chef de file de l'opposition qui a abouti au départ des autres", ajoute Lansana Kouyaté.
Et lui de conclure: " je suis pour l'unité. Mais l'unité a une condition. Qu'on dise: non! Nous sommes dans l'opposition. Et qu'on ne cherche pas d'artifices. Un point, c'est tout". Un message on ne peut plus clair pour le président de l'Union des Forces Démocratiques de Guinée qui a rencontré Alpha Condé, en l'espace d'un an, par deux ou trois, voire quatre fois. Pour rien. Comme le prouve la reprise des manifestations pacifiques et autres meetings de l'aile dure de l'opposition à Conakry. Un retour à la case bras de fer. Sur fond de temps perdu.

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