Affaire du 28 septembre: quand on viole une femme, on souille toute l'humanité ( opinion )

Affaire du 28 septembre: quand on viole une femme, on souille toute l'humanité ( opinion )
0 commentaires, 29 - 9 - 2017, by admin

Les viols et meurtres du 28 septembre 2009, dans le stade du même nom, continuent de tracer une ligne rouge dans notre conscience collective. Ils ont été commis par des membres de la Garde présidentielle de l'ex-Président putschiste Moussa Dadis CAMARA lors du règne du CNDD.

Ils constituent vraisemblablement des crimes contre l’humanité passibles devant la Cour pénale internationale. Face, notamment, à l'incurie, à la passivité des autorités guinéenes qui ont ratifié le statut de Rome entré en vigueur‎ le 1er juillet 2002‎ après sa signature‎ du ‎17 juillet 1998‎‎.
Le bourreau tue deux fois, dit-on.
En donnant d'abord la mort à des victimes innocentes.
Et en tentant, ensuite, de jeter un drap d'oubli sur ses méfaits pour bénéficier de l'impunité judiciaire.

Des assassins, des meurtriés courent toujours.
Certains sont même planqués, "protégés" dans les hautes sphères de l'Etat guinéen.
La commission d'enquête diligentée par l’ONU était composée de trois commissaires : Mohamed Bedjaoui (Algérie), Françoise Ngendahyo Kayiramirwa (Burundi) et Pramila Patten (Maurice).
À quoi sert leur rapport accablant de 60 pages remis le 16 décembre 2009 au Conseil de sécurité par l'ex-Secrétaire général BAN KI-MOON ?

À quand la fin du long chemin de l'injustice pour plus de 158 morts et les viols ?
La violence politique et l'impunité doivent être bannies définitivement, éradiquées en Guinée pour préserver la concorde et l'unité nationales.
Que Dieu préserve la Guinée !
Nabbie Ibrahim Baby SOUMAH
Juriste et anthropologue guinéen

0 Commentaires

Publiez le 1er commentaire pour cet article !

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas mis en ligne. Les champs avec un * sont obligatoires.
ENVOYER