Ruinée, la star, Gilbert Monta­gné, a dû faire la mendicité dans la rue

Ruinée, la star, Gilbert Monta­gné, a dû faire la mendicité  dans la rue
0 commentaires, 30 - 11 - 2017, by admin

Dans les années 70, Gilbert Monta­gné, déçu par une première mauvaise expé­rience en France, a tenté sa chance aux Etats-Unis. Tout ne s’est pas passé comme prévu : le chan­teur, sans le sou, a été contraint de mendier dans les rues de Miami.
Star incon­tour­nable des années 80, Gilbert Monta­gné a démarré sa carrière une dizaine d’an­nées plus tôt. À la toute fin des années 60, il a signé chez AZ. Un « contrat pourri », comme il l’a fustigé depuis, qui lui avait imposé un nom de scène ridi­cule : Lor Thomas. Manque de pot, il a fait un bide, comme il s’en souvient aujourd’­hui dans les colonnes de Paris Match : « Mon premier disque a été un échec. J’ai fait une seule télé, un 15 août à midi. » Après avoir briè­ve­ment « repris l’école », le jeune Gilbert Monta­gné a pris une déci­sion radi­cale : s’en­vo­ler pour les Etats-Unis, avec l’es­poir de réus­sir à percer dans la musique. « En 1970, je suis parti en Floride, où j’ai joué dans des clubs, se souvient l’ar­tiste. Salva­tore Adamo puis Hugues Aufray voulaient me produire. Moi, je ne voulais pas. Je voulais rester aux Etats-Unis. » Il n’y aura malheu­reu­se­ment pas vécu que des jours heureux.
« Pendant deux jours, à Miami, j’ai même fait la manche, révèle-t-il à Paris Match. Je n’avais plus rien. Je n’ai jamais su gérer l’argent. Ça, c’est un handi­cap, un vrai. J’avais une boîte de Nescafé devant moi, avec deux, trois pièces. Je m’en servais comme percus­sion. J’ex­pliquais mes problèmes en chan­son. “Je suis un musi­cien. Trou­vez-moi un job, je veux travailler.” Personne ne m’a trouvé un job. »
⋙ Gilbert Monta­gné : l’uti­li­sa­tion de son tube « On va s’ai­mer » par Flunch le met en colère
Lorsque Paris Match lui fait remarquer qu’un « non-voyant qui fait la manche, ça marche mieux qu’un voyant », Gilbert Monta­gné explique qu’il ne voulait surtout pas utili­ser sa défi­cience visuelle pour ça : « À l’école on nous avait appris que, surtout, il ne fallait pas le faire. » Alors le chan­teur a « vite repris le dessus » : « J’ai travaillé pour des produc­tions dont s’oc­cu­paient les Bee Gees. Au bout de cinq ans, j’ai fini par rentrer en France. » Une fois au pays, sa carrière a commencé à redé­col­ler, grâce au soutien de certaines stars : « Johnny Hally­day m’a tendu la main, se souvient-il. Il m’a demandé de venir sur scène avec lui. Il a été d’une gentillesse avec moi ! » Dès 1980, le single Believe in me lui permet de se faire une place. Quatre ans plus tard, la sortie de son album Liberté, qui contient les tubes On va s’ai­mer et Les Sunlights des tropiques, fera de lui une star.

Source: Voici

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