Crise post-électorale:"il est plus facile de demander au voleur de rendre ce qu’il a volé que de demander à la victime de se résigner", réagit Papa Koly

Crise post-électorale:
0 commentaires, 27 - 3 - 2018, by admin

En Guinée, l’Opposition continue de contester les résultats des élections municipales. Les adversaires d’Alpha Condé mobilisent depuis des semaines à Conakry, et dans certaines localités du pays, dans l’espoir de récupérer ce qu’ils appellent ‘’’ les vrais résultats ‘’ des consultations locales. En fait, les opposants et certaines listes indépendantes accusent les CACV et la CENI d’avoir modifié des chiffres pour favoriser le Parti au pouvoir, arrivé en tête au soir du 04 février 2018.
Interrogé ce lundi par notre rédaction, Papa Koly Kourouma, Président du Parti GRUP, a indiqué que les Guinéens ne peuvent plus accepter qu’on continue ainsi à bafouer les règles du jeu, lors de chaque élection. ‘’ Aucune loi n’autorise les CACV à prononcer l’annulation des procès-verbaux. On ne peut pas de façon délibérée, écarter des procès-verbaux pour attendre transporter le contentieux au niveau des tribunaux ‘’, a-t-il rappelé.
Sans citer de noms, l’opposant estime que des personnes proches du Palais Sekhoutouréya auraient soutiré d’importantes sommes d’argent pour corrompre les démembrements de la CENI pour procéder au bourrage d’urnes. L’ancien allié du chef de l’Etat se tourne vers ce dernier pour demander son arbitrage afin de ne pas détruire le peu qui reste de la démocratie guinéenne. ‘’ Il faut que le Président de la République accepte de prendre la mesure réelle du poids de la charge qui pèse sur l’équilibre socio-économique et politique du pays. Il est inadmissible qu’on se serve de la loi pour torpiller la loi ‘’, dit-il.
Pour Elhadj Papa K. Kourouma, ‘’ il est plus facile de demander au voleur de rendre ce qu’il a volé que de demander à la victime de se résigner. Le président de la République est le garant du bon fonctionnement des institutions. Il doit avoir le courage de trancher ‘’, insiste-t-il.
Après le contentieux des élections locales, l’autre gros défi sera l’organisation des élections législatives. L’Assemblée nationale doit normalement renouveler ses membres avant la fin de cette année. Les accords politiques d’octobre 2016 prévoient, notamment de nouveaux commissaires au sein de la CENI et une révision du fichier. Le leader du Parti GRUP ne veut pas se faire d’illusions. Et il se prépare déjà au pire des cas.
‘’ Avec une franche volonté politique on peut atténuer l’impact des contentieux des élections passées sur celles qui arrivent. Il sera tout de même difficile de tenir ces élections à date au vu des nombreux préalables non encore réglés ‘’, a-t-il conclu.
In Lepointplus.info

0 Commentaires

Publiez le 1er commentaire pour cet article !

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas mis en ligne. Les champs avec un * sont obligatoires.
ENVOYER