Affaire de 21 millions de dollars disparus de la BCRG : Sidya Touré s’exprime

Affaire de 21 millions de dollars disparus de la BCRG : Sidya Touré s’exprime
0 commentaires, 11 - 9 - 2018, by admin

Joint par téléphone, le Président Sidya TOURE s’est exprimé, ce mercredi 5 septembre 2018, dans la célèbre émission les Grandes Gueules sur le scandale de disparition de 21 millions de dollars à la Banque Centrale de la République de Guinée. Ce n’est pas l’homme politique qu’on a retrouvé, mais plutôt un prof de macro-économie. En économiste averti, l’ancien premier Ministre a interpelé les responsables de cette institution financière, à une conférence de presse pour lever tout soupçon afin d’asseoir la ‘’confiance’’ qui est indispensable au fonctionnement de toute Banque Centrale. Pour Sidya TOURE, la gardienne de la politique monétaire guinéenne doit avoir comme règles d’or : la Confiance, la Transparence et le Contrôle.
Lisez…
LA MONNAIE, C’EST LA CONFIANCE
« La Banque Centrale est la pierre angulaire de l’économie dans un pays, elle fixe les taux de base, elle maintient l’inflation, elle fait en sorte les crédits soient distribués dans les bonnes conditions pour que le système libéral puisse fonctionner. Et cela repose sur la confiance, ce n’est rien d’autre, C’EST LA CONFIANCE ! Donc quand cette confiance n’existe pas comme c’est le cas actuellement sur un dossier aussi sensible, le Gouverneur (de la BCRG) doit monter au créneau en organisant une conférence de presse et expliquer clairement qu’est ce qui se passe ? Parce que le doute dans ce domaine n’est pas permis. Seule la transparence peut maintenir une économie libérale en fonctionnement ».
LES NORMES COMPTABLES A RESPECTER !
« Cela fait partie de la gestion courante d’une Banque, il y a rien d’extraordinaire, simplement il faut que les experts comptables puissent faire la reddition des comptes comme dans toutes les institutions. Et, la Banque Centrale comme je l’ai dit, elle est encore plus sensible sur ces questions. Mais on se pose des questions et il faut se les poser. Quand je quittais la primature en 1999, il y avait huit tonnes d’or qui ont disparu dans cette banque centrale. Donc, honnêtement vous savez, cela perturbe un certain nombre de choses et on ne peut se permettre d’être perturbé sur les questions de monnaie parce que cela est essentiel au fonctionnement de l’ensemble de tout le système économique. Donc oui, on peut contrôler ! Oui, il faut que cela soit transparent. Il faut que les responsables de la Banque Centrale se prononcent tranquillement la dessus et qu’on rassure tous les opérateurs qui participent à la gestion économique de ce pays, que leur Banque Centrale sur laquelle repose le système monétaire du pays fonctionne sur les normes comptables d’expertise reconnues dans le monde entier ».
LA TRANSPARENCE POUR GARANTIR !
« Je n’ai pas connaissance particulièrement sur ce dossier, mais ce que je sais aujourd’hui notamment au niveau des Banques Européennes et autres, vous ne pouvez pas vous promenez avec de l’argent sans en expliquer la provenance. Il y a trop de cache qui circule dans notre pays, pour des raisons que peut être seules les autorités savent. Les banques sont méfiantes. Beaucoup de gens détiennent des devises en Guinée et ne peuvent pas les déposer dans les banques. Ils sont en train de les transformer en or et en diamant, mais parce que l’origine de ces fonds n’est pas suffisamment claire. Sinon entre vous et moi, on parle de montants qui sont relativement faibles. Il y a des Banques Centrales à coté qui fonctionnent normalement et ces questions ne sont pas posées. Pourquoi à chaque fois en Guinée, il faut qu’on fasse l’exception dans la mal gouvernance et sur des questions de ce genre ? Il y a une Banque Centrale au Ghana, personne n’a jamais entendu qu’il avait des problèmes de transfert de fonds. Il y en a au Nigeria, c’est plus fort, plus grand, personne n’en a entendu. La BCEAO est à coté, alors il faut arrêter un peu. La transparence seule peut nous garantir cela et ce que les journalistes que vous êtes avez soulevé, normalement l’institution de la Banque Centrale doit nous expliquer ce qui se passe, c’est ça qui rassurerait le cadre de l’économie monétaire en Guinée ».
LE CONTRÔLE PARLEMENTAIRE !
« L’Assemblée Nationale en tant que représentation du peuple comme je l’ai indiqué sur le cas du Port Autonome, doit pouvoir se saisir de tous ces dossiers, c’est ça son rôle. En ce qui concerne le cas de la Banque Centrale, il y a des autorités notamment d’expertise qui sont dédiées pour ce genre de problème. C’est pourquoi on rend cette institution indépendante. Pour s’assurer de son indépendance, vous pouviez y venir faire des contrôles. Mais oui, on peut contrôler et il faut contrôler. Si on ne contrôle pas, je vous dis, vous créez des problèmes au niveau de la gestion monétaire. Et quand vous vous créez des problèmes à ce niveau, vous créez le problème dans l’ensemble de l’économie nationale » et les conséquences comme inflation, le déficit commercial et le chômage.
Cellule de communication ufr

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