Hop le Haut Re-plaisantant s’est barré go ! Et puis quoi ? ( Tribune )

Hop le Haut Re-plaisantant s’est barré go ! Et puis quoi ? ( Tribune )
0 commentaires, 13 - 12 - 2018, by admin

Par Kabinet Fofana
La lettre référée P/UFR/164 à la date du 11 décembre est barrée deux-missions. Au premier couplet il postillonne les motivations qui avaient alors été les siennes et qui avaient prévalu à son alignement. Trémoussons sur ceci bah : « Alors que les résultats de l’élection présidentielle de 2015 avaient donné lieu à de fortes contestation, faisant peser de lourdes menaces sur la paix sociale en Guinée, j’ai estimé, en tant que responsable d’une des formations politiques les plus importantes, qu’il fallait sortir d’une confrontation inutile dont le plus perdant est le peuple guinéen ».
De ces premières rimes, on comprend que l’attachement à la paix dont fait montre le politi-chiant vaut disque d’or aux Awards. C’est dansant ! Sans taire la volonté de se démarquer du hard de l’UFDG. Sauf qu’on devrait de même faire remarquer que l’UFR après s’être fait recaler par la meute au teuf de 2010, qui avait snobé le featuring avec le géant du rap contestator sur les rives de kankotoun et de bamban Dalein rêk, ne pouvait logiquement pas se permettre un second duo.
Prendre donc acte de l’élection du candidat Condel n’avait pas d’expression symétrique qu’à capituler et enfiler à son cou le « foulard jaune ». Autant, Alpho dans son flow de « désciencer » le thug life de Wada, avait si sérieusement besoin du batteur Sidy, même si le tube avait déjà battu tout le record à sa première semaine de sortie à la Fnac de madina Avaria en 2015. Guinness l’avait intégré dans ses inédits. D’ailleurs d’autres MC râleurs comme farba Mouctar de « No Foti Fou » ou n’tara Boubacari Sylla du parti « Won Fan kha Foncé Han » avaient eux aussi été appelés sur le single.
L’ambigüité dans la démarche de « Lui Fait Rien » à vouloir à la fois être du mouvement présidentiel et revendiquer un statut d’opposant a foncièrement entamé son image auprès d’une bonne frange du public. Et conséquemment, elle est devenue démodée. La bipolarisation poussée de l’espace politique a eu raison de ce parti pourtant donné comme la panacée aux extrêmes. Présentée comme un parti libéral et de cadre, elle s’y est résolument confondue à un parti « mamayatique ».
La stratégie de reconquête des militants nostalgiques du « Yankadie danse » d’antan de l’Union des Forces Républicaines expliquerait-elle la démission quasi tardive de Sidy pour en fin s’atteler à la fête de la comédie pestilentielle prévue en 2020 ? En répondre par la négative suppose que le parti réussisse à reconquérir les cœurs des mélomanes de Coronthie, d’Almamya et de Bonfi-badê. Ce qui au vu du contexte actuel rendrait hypothétique cet exploit.
L’UFDG pendant l’hibernation du parti de Sidy a consolidé sa posture de sérieux opposant au pouvoir. Sans compter l’avènement de jeunes partis politiques qui comme le Bloc-grève-de-la-faim-woulé en 2015, pouvant eux aussi bien émietter son ancrage et lui discuter par ricochet l’esplanade du palais. Djanii Alfa l’a réussi ! Surtout que s’effrite peu à peu la confiance des électeurs aux partis vieillots. Ils les ont désavoués au profit d’indépendants aux locales de février dernier.
Sans compter la possibilité qu’il se fasse enrouer les voix dans ses différents fiefs qu’il patauge traditionnellement avec des personnages ayant récemment créés pour la scène du RPG-arc-en-ciel. En l’occurrence le premier ministre Kawou-sory, si ce denier venait à être investi comme candidat du parti sortant en 2020. L’autre difficulté d’arriver à développer un discours alternatif qui charme de la part du parti est liée à sa confusion au bilan de la gouvernance dont il en était jusqu’hier par décret un des conseillers. Won 2020 !
Kabinet Fofana, politologue

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