Guinée: les étudiants des années 90 demeurent l'alternative politique

Guinée: les étudiants des années 90 demeurent l'alternative politique
0 commentaires, 1 - 4 - 2021, by admin

Par Papa Attigou Bah à Genève ( Suisse )
L'interpellation des anciens étudiants guinéens dans les années 1990, face au chaos socio politique qui gangrène la République de Guinée depuis 2010, est un excellent point de vue, que vient d'émettre Monsieur Sow Boubacar, ancien étudiant de l'université Gamal Abdel Nasser de Conakry, combattant pour l'ouverture de la Guinée à la démocratique et au multipartisme intégral, actuel membre de la diaspora africaine en Suisse et éminent membre du FNDC.
Cependant, nos camarades étudiants ivoiriens, tels les Guillaume Soro, sénégalais comme Ousmane Sonko et tous les autres étudiants africains pendant cette période mouvementée des années 1990, sont restés dans leurs pays respectifs avec les résultats que nous connaissons sur l'état actuel de leurs Républiques bananières.
Pour ma part, je suis convaincu que le fait d'avoir pris l'initiative de fréquenter des grandes universités occidentales qui forment et façonnent les leaders du monde entier dans tous les secteurs socioprofessionnelles, fut une excellente idée et un extraordinaire investissement humain pour la future vitalité démocratique de notre pays, ainsi que pour son développement socioéconomique.
Ce qui se passe actuellement au sein de nombreux États en Afrique de l'Ouest, est simplement une folie politique, institutionnalisée par des clans, devenus sans loi ni foi. De mon point de vue, nul ne doit imputer l'état sociopolitique chaotique de la Guinée, de l'indépendance à nos jours, à la brave et courageuse génération des étudiants des années 1990.
Celle-ci est à la fois, la plus grande et la plus digne, des générations qui se sont succédé dans notre pays. La génération des élèves et étudiants des années 1990, s'est vaillamment illustrée dans une ardente lutte de libération et de démocratisation de notre pays, avec un impact durable, et fondamentalement axé sur l'éveil de la conscience collective nationale, voire africaine.
À bien observer et analyser objectivement, les interminables crises, qui enfoncent encore et toujours l'État guinéen, actuellement délétère, il résulterait du constat que l'époque où les véritables victimes, généralement constituées de catégories socioprofessionnelles, qui avaient toujours tendance à endosser obligatoirement la responsabilité des crimes politiques et économiques, ainsi que la tragique déliquescence de la Nation, des institutions et du pays en général, sous la houlette de complots permanents, est désormais révolue.
La génération des élèves et étudiants guinéens dans les années 1990, constitue une fierté nationale et un grand espoir pour l'avenir sociopolitique de la Guinée. Aujourd'hui, le moment est venu de les interpeler, les sensibiliser, les mobiliser, les motiver et les encourager à s'engager, comme à l'accoutumée, dans la lutte politique, pour sauver notre cher et beau pays, pendant qu'il est encore temps.
L'état actuel de notre pays, ne concerne pas uniquement une génération ou une simple catégorie socioprofessionnelle. Il est devenu assez inquiétant, pour le passé, le présent et l'avenir de notre nation. Notre prétendu État de droit démocratique, né dans les années 1990, dans l'enceinte de l'université Gamal Abdel Nasser de Conakry, est en passe de devenir un véritablement un drame national.
Comme le dirait Joseph Maistre, je cite : " toute Nation a le gouvernement qu'elle mérite ". Fin de citation. Le peuple martyr de Guinée, est condamné à reprendre, contre vents et marées, la lutte politique, pour libérer notre cher pays, du joug de la dictature, d'Alpha Condé et sa clique.
Papa Attigou Bah
Président de l' Union pour la Démocratie et le Progrès de la Guinée ( UDPG )

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