Affaire Bah Oury: les avocats de l'UFDG montent au créneau et crient à l'injustice

Affaire Bah Oury: les avocats de l'UFDG montent au créneau et crient à l'injustice
0 commentaires, 8 - 3 - 2017, by admin

Le Collectif des Avocats du parti politique, Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a tenu une conférence, lundi, 06 mars 2017, à la Maison de la presse autour de l’affaire judiciaire, Bah Oury contre UFDG, a suivi le correspondant communal de l’AGP à Matam.
Dans son intervention, Me Salif Béavogui a souligné, qu’ils ont tous appris ce qui s’est passé vendredi, 03 mars 2017, le matin, au Tribunal de Première Instance (TPI) de Dixinn dans cette affaire. Une décision aurait été rendue, annulant l’exclusion de M. Bah Oury au sein de l’UFDG.
«Cette décision ne nous fait ni chaud, ni froid, parce que nous ne la considérons pas comme une défaite. Cette décision est plutôt une victoire pour l’UFDG, parce que le chemin à parcourir est long. La première instance n’est qu’un début et le contenu du dossier lui-même c’est en Guinée, précisément à Dixinn. C’est avec ce magistrat qu’une telle décision peut intervenir. Ailleurs, c’est le suicide. Dans cette affaire, les faits sont clairs,…».
Me Beavogui a indiqué, qu’ils pensaient qu’au retour de Bah Oury et la grâce qu’il a obtenue, il se serait ajouté à eux. Mais, au lieu de faire preuve utile, il a décidé de détruire l’UFDG, il a décidé de saper le fondement de ce parti, de créer des problèmes au sein de ce parti pour le mettre dans la zizanie et l’empêcher de poursuivre le chemin de la conquête du pouvoir par les urnes.
«M. Mamadou Oury Bah pense qu’il a un droit de vie ou de mort à l’UFDG. Il pense que sans lui le parti sera mort, hors tout parti politique a des structures, a un statut, a un règlement, autrement dit une loi qui gouverne le fonctionnement de toute association de façon générale, à plus forte raison un parti politique qui cherche à conquérir le pouvoir», a laissé entendre Me Béavogui.
Il a rappelé : «M. Mamadou Oury Bah a créé des structures parallèles au parti à l’extérieur, il a tenu des propos désobligeants contre les militants et les dirigeants du parti. Il était le vice-président chargé des Relations extérieures et de la Communication, et dans le rang protocolaire il venait juste après le président du parti, donc il se positionnait comme deuxième personnalité en d’épis du fait qu’il avait d’autres vice-présidents».
Parlant du statut et du règlement intérieur de ce parti, l‘avocat a expliqué : «l’article 11 du statut de l’UFDG oblige tout militant à respecter la discipline du parti, sans elle, un parti ne peut pas exister, l’article 13 des statuts de l’UFDG oblige tous les militants à s’abstenir de tout acte et de tout comportement contraires de nature à porter préjudice au parti, et l’article 14 permet l’élection d’un vice-président. Si nous prenons le règlement intérieur de l’UFDG, l’article 45 oblige tout militant à s’exprimer exclusivement au sein des structures et à l’occasion des réunions et instances du parti».
Il a affirmé : «M. Bah Oury a bénéficié de trois sanctions avant qu’il n’en vienne à la sanction ultime qui a été décidé le 05 février 2016, avant qu’il ne soit exclu par la décision 0035 portant suspension de M. Amadou Oury Bah, vice-président chargé des Relations extérieures et de la communication, et il avait déjà été sanctionné le 16 avril 2014, par une autre décision 066. La suspension a été levée par ce qu’il voulait l’harmonie au sein du parti, par une autre décision 210 du 27 novembre 2015.
Il a encore reçu un avertissement du parti pour l’amener à rentrer dans les rangs. En dépit de toutes ces sanctions, Bah Oury ne s’est jamais amendé. Plus grave, il a créé une structure extra-parlementaire en France, alors que l’UFDG est représentée au sein de l’Assemblée Nationale (AN), et cela ne lui suffisait pas il a encore tenu des propos diffamatoire à l’encontre du président de l’UFDG, ainsi que des membres de la Direction. C’est ainsi, à son retour, il fut convoqué pour être entendu sur ses propos.
C’est ainsi qu’en application des dispositions des statuts et règlement intérieur du parti, le Conseil politique, qui est l’organe décisionnel du parti, en sa session extraordinaire du 04 février 2016, a décidé de son exclusion du parti, et cette exclusion a été signée par le président dudit parti».
Selon Me Salif Béavogui, si la justice a décidé qu’il revienne, cela est contraire aux dispositions qui gouvernent les statuts. C’est comme si on obligeait un homme à continuer à vivre forcé avec sa femme malgré l’incompréhension notoire, les violences à domicile, l’infidélité et le manque de respect. La décision qui est intervenue est un non-événement et un non-sens.

AGP

0 Commentaires

Publiez le 1er commentaire pour cet article !

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas mis en ligne. Les champs avec un * sont obligatoires.
ENVOYER