Démonstration de force de Lansana Kouyaté à Nantes en France

Démonstration de force de Lansana Kouyaté à Nantes en France
0 commentaires, 5 - 4 - 2017, by admin

Par Mamadou Saliou Diallo, envoyé spécial à Nantes
Alpha Condé, l'homme de la régression de la Guinée,l'homme au bilan affreux... Lansana Kouyaté, l'homme des missions impossibles, l'homme de la solution au mal guinéen, l'homme providentiel dont le parti a un programme cohérent censé remettre la Guinée sur les rails.... Voici l'image que le Conseil Fédéral du PEDN France a tenu à envoyer aux compatriotes à travers la conférence de son leader, Lansana Kouyaté, dimanche 02 avril, à Nantes, dans l'ouest de la France. Le thème? " Chômage et désespoir des jeunes".
Grand tribun, l'ancien patron du gouvernement de large consensus a tout d'abord dressé le portrait d une Guinée confrontée à un chômage massif et endémique de la jeunesse. Lansana Kouyaté a ensuite proposé ses solutions pour résoudre le sempiternel problème d'emploi qui sévit au pays de Alpha Condé. Nouvelledeguinee.com, vous propose quelques extraits du discours du président du PEDN dans une salle qui a affiché complet pour la circonstance.
" Ceux qui ont moins de 15 ans représentent 42, 20% de la population. Et, les jeunes de moins de 20 ans, eux, représentent 55 % de la population. Cela veut dire que c'est une population qui est jeune. C'est un atout. C'est un atout qui peut être une bombe à retardement. C'est un atout, parce que, c'est la relève. Mais, ça peut être une bombe à retardement si nous continuons à agir comme nous agissons aujourd'hui dans l'incapacité totale de leur trouver de l'emploi. De l'emploi qui dure. Pas de l'emploi précaire.
Vous savez que le taux de scolarisation à l'école primaire, c'est 51 %. Ce qui est peu,très peu. (...)
Le taux de chômage des moins de 25 ans, c'est 60 %. C'est-à-dire, les 60 % des 42 % connaissent un chômage total. Lorsqu'on monte au moins de 35 ans , le taux estde 72 % en Guinée. (...)
Il est inutile de continuer à nous lamenter si on ne prend pas les décisions qu'il faut. C'est cela la responsabilité (...) Au lieu de contourner un problème, quand vous faites face à ce problème, et vous voulez le réglez, soyez sûrs que vous le prenez par le bon bout, mais réglez le. ( ... )
Lorsque les jeunes n'ont pas de travail, à long terme, il y'a plusieurs types de conséquence: parce qu'ils ne parviennent plus à faire face à leur propre vie, ils ne fondent pas de famille, parce que c'est cher. S'ils ne fondent pas de familles, les pourcentages que je viens d'annoncer commenceront à décliner. Au lieu des naissances, étant donné que l'espérance de vie dans notre pays ne dépasse pas 52 ans, si nous continuons comme ça, notre population vieillira. Et, il n'y aura plus de renouvellement (...) C'est la première conséquence.
Porter un coup de frein à la vitalité du pays, c'est accepter de continuer avec ce boulet que nous traînons aux pieds qui s'appelle chômage des jeunes (...) Voilà quelques méfaits. Je vous jure, je ne parle pas en tant que leader politique. Je vous parle en tant que citoyen Guinéen observant ce qui se passe dans son pays. Et qui a toutes les frayeurs pour l'avenir si ça continue comme ça.
Pourquoi, ce n'est pas une fatalité? Parce qu'il n' y a pas de fatalité (...) Prenons calmement les questions qui se posent. La première source d'emploi des jeunes, c'est d'abord, disons, les agents économiques. Et, parmi les agents économiques, il y'a l'Etat. L' Etat doit être renouvelé. Les fonctionnaires doivent être remplacés. Mais, en Guinée, la retraite est un calvaire. Parce que ceux qui doivent aller à la retraite n'ont pas eu le temps de la préparer. Comment vont ils aller? ( ... )
Chez nous, on veut travailler éternellement parce que quand tu vas à la retraite, tu es abandonné à la rue, tu ne sauras plus comment nourrir tes parents, ta famille parce que simplement tu n'as pas eu le temps de préparer cette retraite. Et, l'Etat non plus ne t'y aide pas. C'est la raison pour laquelle, la fonction publique est bouchée. (...)
Aujourd'hui, à ma connaissance, on avoisine les 90 000 fonctionnaires, mais ce n'est qu'un chiffre normatif, dans ces 90 000, vous avez des gens qui sont décédés dont on continue à utiliser le salaire. Vous avez des fonctionnaires qui ont quitté dont d'autres personnes continuent à percevoir leur salaire. Sans oublier ceux qui refusent purement et simplement de quitter.
Il faut élaguer la fonction publique. Mais, si vous voulez trouver la solution à un problème, trouvez aussi la solution du problème de ce problème. Ceux qui ne veulent pas aller à la retraite, c'est parce qu'il n' y a aucune cotisation qui est faite à la base pour garantir la sécurité sociale (...)
Vous ne pouvez pas émerger tant que vous ne faites pas ce qui est normal. Or, notre pays s'est assis dans l'injustice (...) On ne peut pas s'asseoir sur la pourriture. C'est comme quelqu'un qui balaierait le tapis et qui mettrait les ordures sous le tapis en se donnant le sentiment qu'il vit dans la propreté.
Donc, ceux qui doivent aller à la retraite doivent trouver une sorte de parachute, parce que, c'est humiliant (...) Il faut régler le problème de la retraite. Chez nous, quand on vous annonce que vous devez aller à la retraite, votre cœur bat la chamade. Parce que vous allez vers l'inconnu. Jusqu'à 60, 70 ans, on se demande: quel sera mon avenir. A 70 ans, on va parler d'avenir? Votre avenir est derrière. Voilà une des raisons qui explique pourquoi les jeunes n'ont pas d'emplois dans la fonction publique.
Quant au privé;il n'investira pas si jamais il n'est pas convaincu qu'il aura un retour sur investissement. Le privé n'est pas une oeuvre caritative. Il vient pour gagner de l'argent. Vous mettez les règles qu'il faut, il respecte ces règles, il voit comment, vous-même à l'intérieur, comment vous respectez les lois et les règles, il va les respecter.
Tout ce que les mauvais investisseurs font chez nous, c'est à la tête du client. . Ils vont quitter la bas et aller ailleurs où la gestion est saine, où l'Etat se comporte bien, ils vont changer de méthodes d'investissements.
Chez nous en Guinée, les investisseurs se rendent compte que l'Etat n'existe quasiment pas. Quand ils partent, ils ne reviennent plus. Mais, avant même de parler du privé, combien d'entreprises de l'Etat sont mortes? Où est SOTELGUI ? Morte. Où est BADAM? Décapité. L'usine de Fria? Dilapidée (...)
Le privé qui doit employer les jeunes, ce privé n'investit pas. Les jeunes doivent pouvoir se dire que le travail, c'est aussi une conquête (...) En Guinée, on a très mal commencé (...) Quand le travail est déjà impossible à créer, comment voulez-vous que les enfants aient du travail. C'est un des problèmes de la jeunesse (...)
A l'image de la Chine ou du Vietnam, la Guinée a besoin d'une main d'oeuvre qualifiée, qui coûte moins chère que la main d'oeuvre sur les mêmes produits dans les pays développés. La formation de la main d'oeuvre est plus que nécessaire. Nous avons de la bauxite. C'est en amont de l'arrivée des investisseurs que la main d'oeuvre pour exploiter cette bauxite doit être formée. Nous avons du fer. C'est en amont de l'arrivée des investisseurs que nous devons former cette main d'oeuvre. Nous devons les former même dans les domaines qui ne sont pas nos domaines de prédilection. La Guinée est plus riche potentiellement que la Suisse, que le Japon (...) Il nous faut des méthodes pour sortir de tout ça. Il suffit de travailler d'abord à concevoir une bonne retraite. Que les retraités ne se sentent pas abandonnés. Et renouveler la classe. La vie s'appelle renouvellement. Le PEDN a un programme sur la santé, l'éducation, sur la sécurité... Je ne vous dirai pas de croire au programme. Le programme est conçu et écrit. On ne peut rien faire sans programme, sans être guidé. Mais, tant que ça ne se fait pas, ne croyez à aucun parti. Il ne suffit pas d'écrire, il ne suffit pas de penser. Il faut sortir les méthodes pour appliquer. Si l'Afrique devrait être développée par la parole, on serait la première puissance du monde. Parce que ce qu''on dit, on ne fait pas et ce qu'on fait, on ne le dit presque jamais. Où voulez vous qu'on aille?" (...)







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